Un musulman converti au christianisme kidnappé

Posté par Endy le 19 juin 2008

Je reproduis un article de Portes Ouvertes tel quel. Portes Ouvertes est un site chrétien qui tâche de « faire en sorte que chaque chrétien qui est persécuté pour sa foi ne soit pas oublié ». Car il est peu connu que le christianisme est la religion la plus persécutée au monde. L’Eglise évalue à 170 000 le nombre de chrétiens qui meurent chaque année en raison de leur foi.

Bien entendu les régimes musulmans ne sont pas seuls en cause dans cette persécution. Le Laos, la Corée du Nord, la Chine sont souvent cités. Mais il est également bon de rappeler que l’apostasie peut être punie de mort en Islam.

Je pense que les musulmans vivant en France auront à coeur de comparer cette situation avec la leur.

 

Kidnappé trois jours après sa conversion

 

Au nord du Nigeria, il est de plus en plus courant que des chrétiens d’origine musulmane soient kidnappés. Le but : les faire revenir à l’islam. C’est ce qui est arrivé récemment à Sanusi.

 

Sanusi Ali est âgé de 21 ans et jusqu’en février dernier, il suivait tranquillement sa scolarité dans un pensionnat de l’Etat de Katsina au Nigeria. Sa mère est chrétienne, son père musulman et c’est certainement une des raisons qui l’ont poussé à faire une étude comparative de l’islam et du christianisme. Cette étude allait bouleverser sa vie, car Sanusi a alors décidé de devenir chrétien. Il s’y est engagé le 14 février devant un pasteur.

 

Dès lors, Sanusi ne s’est plus rendu à la mosquée, éveillant la curiosité de son oncle. Et lorsque celui-ci est venu lui poser quelques questions au sujet de son absence, Sanusi s’est ouvert à lui, lui expliquant sa conversion au christianisme. Sanusi ne se doutait pas que son oncle allait le dénoncer aux autorités locales. Il ne pensait pas non plus qu’il allait être expulsé de son école et arrêté par la police de la charia qui l’a emmené dans la ville de Kano, à 120 km de chez lui.

 

Ainsi, le 17 février 2008, trois jours après sa conversion au christianisme, Sanusi s’est retrouvé enchaîné dans une cellule sombre. Selon Kurma, sa mère, qui a été autorisée à le voir, le jeune homme a été torturé. Depuis, elle n’a plus aucune nouvelle de son fils. Les membres de l’assemblée jeûnent et prient pour lui.

 

L’Etat de Katsina fait partie des 12 Etats gouvernés par la charia au nord du Nigeria. Conformément à la loi islamique en vigueur, il est interdit pour les musulmans de quitter l’islam. Ceux qui s’y risquent s’exposent à l’enlèvement, la séquestration et la torture. Pourtant, des musulmans continuent à se convertir au christianisme dans cette région.


• Prions pour Ali, afin qu’il soit libéré.
• Prions pour la mère d’Ali, qui est sourde-muette et qui a dû fuir son foyer après avoir été violemment battue par son mari.
• Prions pour les chrétiens des 12 Etats du Nigeria ayant adopté la charia et remercions Dieu pour leur persévérance dans l’épreuve.



Cette information peut être reprise sous condition expresse de nommer la source : Portes Ouvertes France

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Algérie : un journaliste se lève contre l’obscurantisme d’état

Posté par Endy le 31 mai 2008

Ci-dessous un excellent article d’El-Watan dans son édition du 27 Mai. Comme le souligne Bivouac-ID, cet article devrait faire rougir de honte n’importe quel journaleux Français. Son ton est à comparer avec le ton employé actuellement alors que la justice Française est au prise avec la charia.

Dans un pays où il existe un ministère des Affaires Religieuses, Mr Aït-Larbi, fondateur de la Ligue Algérienne des Droits de l’Homme qui a pourtant déjà été inquiété par la justice de son pays (voir article ici), se permet de tirer à boulets rouges sur l’islam et le gouvernement. Un courage qu’ont très peu de nos journalistes qui préfèrent enfoncer des portes ouvertes, prisonniers qu’ils sont du fameux consensus mou (je l’appelle comme ça parce que, pour moi, le politiquement correct est plus « conscient »).

 

Il y a cependant un bémol à apporter à cet article formidable :
Mr Aït-Larbi écrit : « Instrumentalisée à des fins politiques, toutes les religions sont potentiellement liberticides« …etc. suivi du couplet habituel où toutes les religions se valant, le salut serait dans le respect de chacun.

 

Cela mériterait une page spéciale que je ferais dès que j’aurais deux minutes, mais je ne peux laisser dire, et on ne le peut si nous devons combattre la dictature et l’impérialisme islamique correctement, que l’islam serait « instrumentalisé » à des fins politiques car cette religion est surtout un système politique. Et non, toutes les religions ne se valent pas, et oui, certaines sont intrinsèquement violentes. Il s’agit une fois de plus de dénoncer cet égalitarisme béhat. Le respect (religieux, en tout cas) passe par la connaissance de nos différences, sans jugement de valeur sur la spiritualité, mais sûrement pas en tentant de tout niveler. Parlerait-il d’exclusion si nous devions nous protéger des sectes ou du nazisme ? Mr Aït-Larbi emploie pourtant le terme « national-islamiste« .

Placer le débat de l’islam sur la seule question de la religion revient à s’empécher de le combattre là où il est dangereux.

En attendant, ce qui se passe en Algérie en matière de persécution religieuse devrait être médité par tous les musulmans pacifiques qui vivent en France.

 

 

Faut-il brûler Habiba K. ?
de Arezki Aït Larbi

Les violations récurrentes des libertés viennent d’atteindre un seuil intolérable. La dernière en date est un procès en sorcellerie qui a eu pour théâtre le palais de justice de Tiaret. La victime, une femme de 37 ans, risque 3 ans de prison ferme pour délit de chrétienté.

C’est la peine requise, le 20 mai, par le procureur de la République (sic), qui l’accuse de « pratiquer un culte non musulman sans autorisation ».

Pour justifier la croisade contre un prétendu prosélytisme évangélique, les autorités invoquent la loi du 28 février 2006. Le procès de Habiba K. a pourtant révélé d’humiliantes persécutions pour délit de culte, sans autre base légale que larbitraire officiel béni par des effluves sacrées.

Aux jeux olympiques de la mauvaise foi, le ministre des Affaires religieuses serait médaille d’or. Prônant un discours d’ouverture vers l’étranger, il jure que « la liberté de culte est garantie par la Constitution », omettant toutefois d’ajouter : « A condition de ne pas l’exercer ! » Pour l’opinion nationale, il sort de la naphtaline la bonne vieille théorie du complot.

Plume au garde-à-vous, la presse nationale-islamiste signale, ici et là, des escadrons d’évangélistes américains crapahutant dans les villages de montagne pour convertir de jeunes égarés à coups de dollars et de visas, et préparer ainsi le terrain à l’intervention des GI’s ! Dans les faits, la réalité est plus triviale.

A Tiaret, on a arrêté une frêle jeune femme en possession de redoutables pièces à conviction : des bibles ! N’eut été la perversion qui a transformé des institutions républicaines en bras armé de l’inquisition, cette capture pittoresque des forces de l’ordre aurait prêté à sourire.

Devant le tribunal, le procès tourne à la farce, révélant une nouvelle fois les dessous d’une justice sous influence qui se couche au gré des fantasmes du sérail. Alors que le magistrat a pour rôle de dire le droit, voilà qu’il se métamorphose en directeur de conscience, lançant des fatwas d’indignité et prêchant des conversions à rebours.

Pour empêcher les journalistes de témoigner de cette ignominie, le juge décide, à la demande du procureur, de confisquer leurs carnets de notes ! Pitoyable réaction de notables de province qui réalisent brusquement que leurs dérapages de Pieds Nickelés risquent de plomber une carrière jusque-là prometteuse.

Dans ce climat de reddition idéologique qui a consacré le triomphe de l’obscurantisme au nom d’une réconciliation frelatée, même les « élites éclairées » ont fini par abdiquer leur devoir de vigilance pour se confondre en génuflexions devant les nouvelles règles du jeu. Là où il s’agit de réaffirmer avec force la liberté de conscience, des exégètes de bistrot invoquent la « tolérance de l’Islam envers les gens du livre » pour concéder aux pratiquants de « cultes non musulmans » quelques strapontins de sous-citoyens.

Briguant la palme du grotesque, ils présentent Habiba K., sans l’avoir jamais rencontrée, comme une menace… géostratégique (!), une Mata Hari du goupillon émargeant aux caisses noires de la CIA et du Mossad, dont la pratique spirituelle ne serait qu’une tenue de camouflage pour ébranler les peuples musulmans.

Vingt ans après la tragédie d’octobre 1988, le pays peine à exorciser ses vieux démons, et consacrer les libertés écrasées par le rouleau compresseur des arrangements claniques et des recompositions de sérail. Au nom de l’état d’urgence qui couvre bien des turpitudes, les institutions sont verrouillées, les manifestations interdites, les partis d’opposition laminés, les journalistes libres bâillonnés, les syndicalistes autonomes matraqués, la spiritualité soumise à licence.

Cette mise au pas de la société est grosse de risques. Elle a déjà enfanté l’émeute généralisée comme ultime moyen d’expression, la tragédie des « harraga » qui finissent en prison lorsqu’ils échappent à la mort, et plus grave encore, des affrontements communautaires.

Pour conjurer « l’ordre nouveau » des cagoulards, qui préparent dans l’ombre de terribles guerres ethniques, tribales et religieuses, il n’y a aucun miracle à attendre de l’Occident, ni des « segments modernistes » du sérail. L’heure est à la mobilisation, autonome et déterminée, pour imposer les libertés fondamentales aux tentations fascisantes, la pluralité de nos convictions à l’unicité de pensée, et le respect de nos différences à l’uniformisation sclérosante.

Avant d’affronter d’hypothétiques menaces étrangères, rappelons haut et fort que les chrétiens algériens sont d’abord des citoyens. Et dans une République, les citoyens sont tous soumis aux mêmes lois, qu’ils soient musulmans malékites, ibadites, chiites, agnostiques, catholiques, protestants, juifs, bouddhistes, ou athées…

Tout comme ils ont droit au même respect de leurs convictions et à la pratique libre de leur culte, tant qu’ils ne les imposent pas aux autres par la contrainte. La « christianophobie » qui a réduit les néo-convertis à vivre leur foi dans la clandestinité n’est, en fin de compte, qu’une diversion de faux dévots et de vraies canailles visant à occulter la jonction de l’autoritarisme officiel avec l’intégrisme sanguinaire recyclé. D’abord consommée dans les coulisses du sérail, cette sainte alliance s’affiche désormais au grand jour.

Devant le gotha national-islamiste réuni jeudi dernier à la place des Martyrs d’Alger, le Premier ministre en uniforme de grand calife a décrété que le Coran « représente la Constitution de la société algérienne ! » Un coup d’Etat sur tapis de prière qui n’a suscité aucune réaction d’indignation. Dans la sphère privée, toutes les croyances sont respectables.

Instrumentalisée à des fins politiques, toutes les religions sont potentiellement liberticides et peuvent engendrer de terribles drames et des fleuves de sang. Aux persécutions en cours, répondent, outre Méditerranée, les vociférations de l’extrême droite qui exigent, avec une certaine logique il faut le reconnaître, l’application du principe de réciprocité.

Les Algériens ont prohibé la bible ? Interdisons le Coran. Ils ferment des églises ? Détruisons les mosquées. Ils expulsent des prêtres ? Renvoyons Dalil Boubekeur, le recteur de la Mosquée de Paris, à son douar d’origine. En dépit des apparences, « croix et croissant gammés » se rejoignent en fin de compte dans un même combat : celui de l’intolérance, de l’exclusion et de la haine.

Un signe d’espoir, « l’appel à la tolérance et aux respects des libertés », publié en mars dernier par un groupe d’intellectuels algériens, a recueilli plus de 2500 signatures. Dépassant leurs divergences, ils ont dénoncé les violations des libertés démocratiques, réaffirmé le droit de chacun de pratiquer le culte de son choix, ou de ne pas pratiquer, proclamant ainsi cette farouche volonté de vivre ensemble, dans le respect de chacun.

Des dizaines de personnalités maghrébines, françaises et européennes ont soutenu cette initiative. En attendant d’autres formes de lutte plus déterminées, mais toujours pacifiques, les regards sont braqués sur le tribunal de Tiaret, où se joue le sort d’une femme, coupable d’avoir prié sans l’autorisation des gardiens du temple. Quel que soit le verdict qui sera prononcé, Habiba K. est déjà un symbole de courage et de liberté.

Source : El Watan

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L’Ouzbékistan et la liberté religieuse

Posté par Endy le 29 mai 2008

« Les missionnaires chrétiens sont aussi dangereux que les terroristes ou les trafiquants de drogue »

Cette phrase de Jasur Najmiddinov, un théologien de l’Université Islamique d’Ouzbékistan, en dit long sur les musulmans Ouzbeks mais ne croyez pas que le gouvernement, même s’il est musulman lui aussi, soit plus tendre avec ses « ouailles » : des associations de défense des droits de l’homme accusent le gouvernement d’emprisonner des centaines de musulmans et de les traiter d’extrémistes simplement parce qu’ils pratiquent leur foi en dehors des lieux de culte dument approuvés par lui. Cette situation où le gouvernement s’en prend à la fois aux minorités religieuses et aux musulmans eux-mêmes n’est pas inédite et elle pend au nez de nombreux pays musulmans « laïques ». La loi Ouzbek interdit ainsi le prosélytisme, la publication de littérature religieuse non approuvée par ses soins et les groupes religieux non-déclarés.

La récente diffusion d’un « documentaire » réalisé par la télévision d’état a alerté les associations de défense des libertés religieuses. Intitulé « In the Clutches of Ignorance » (Dans l’Emprise des Ténèbres), il condamne des groupes tels que les Témoins de Jéhovah, l’Église chrétienne évangélique, et Blagodat (Grace) .
Le documentaire se basent sur les témoignages d’Ouzbek religieux « officiels », d’experts politiques, de fonctionnaires de l’Etat et de représentants des églises catholiques et orthodoxes en Ouzbékistan
. Tous critiquent les missionnaires.

Jasur Najmiddinov accusent les activités des missionnaires chrétiens, en particulier des groupes protestants, de devenir un « outil politique » . Dans une interview à Radio Free Europe, Najmiddinov a déclaré plus tard que les mouvements des missionnaires chrétiens sont une « menace cachée de la société ouzbèke» et que leurs activités sont « aussi dangereuses que les activités terroristes ou le commerce des drogues illicites. »

Le théologien ouzbek a ajouté: «Les activités des missionnaires ici peuvent conduire à des perturbations dans notre société. Si un membre d’une famille ouzbek – notre famille ou un membre de notre famille – change de religion, la famille ne pourrait pas le tolérer. »

Il a déclaré qu’un chrétien converti ouzbek, après avoir trahi sa foi islamique, pourraient facilement trahir son pays.

Les défenseurs de la liberté religieuse, comme le groupe Forum 18, notent qu’il y a eu une augmentation constante de la répression contre les communautés religieuses en Ouzbékistan, y compris des raids par la police sur des maisons privées, des détentions de croyants convertis, et des expulsions d’étrangers impliqués dans des activités religieuses.

Selon Forum 18, une jeune femme témoin de Jéhovah a été arrêté et agressé physiquement par un agent de la police après un raid sur une maison privée dans la ville de Samarkand, en Mars. Dans une autre descente de police à Samarkand le 3 avril, les forces de sécurité ont arrétées un convertit chrétien, Bobur Aslamov. Il est toujours manquant. Forum 18 dit aussi que plusieurs autres membres de l’église protestante ont été battus au cours de l’opération et que la police a saisi de la littérature chrétienne ainsi qu’un ordinateur portable.

L’islam, mais seulement l’islam du gouvernement

La défenseurs de la liberté religieuse qui critiquent le gouvernement ouzbek disent également que la communauté musulmane est plus étroitement contrôlé que tout autre groupe religieux dans le pays. Des centaines de musulmans ordinaires ouzbek seraient mis derrière les barreaux sans autre raison que la pratique de leur religion.

Obidkhon Nazarov Qori, un éminent imam ouzbek, accuse le gouvernement ouzbek de pression sur les musulmans pour aliéner de nombreux Ouzbeks de leur foi vieille de plusieurs siècles.

 » Le gouvernement ne laisse pas les musulmans tranquilles », dit Nazarov. « Les gens sont licenciés de leur travail ou expulsés des universités pour avoir simplement une barbe ou un foulard. Certaines personnes sont même envoyé en prison. Les gens ont peur de suivre la plupart des exigences de la foi islamique. Par exemple, les parents ne permettent pas à leurs enfants de prier ou d’aller à la mosquée, parce qu’ils ont peur du gouvernement. « 

Le gouvernement ouzbek affirme que les musulmans, les chrétiens et les adeptes de toutes les autres religions jouissent d’une complète liberté dans l’exercice de leur foi. Cependant, les critiques tels que Nazarov disent que le gouvernement contrôle toutes les activités religieuses – et que même les imams sont nommés par les autorités.

« C’est comme à l’époque soviétique», dit Nazarov. « En ce temps là, nous avions également des mosquées et des églises partout. Mais en réalité, tout fonctionnait sous le strict contrôle du gouvernement. »

Librement traduit du site de
Radio Free Europe

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Réciprocité : la tolérance religieuse en Algérie

Posté par Endy le 18 mai 2008

  • L’Algérie décide de financer la mosquée de Marseille (1 million d’euros).
  • L’Algérie envoie 29 imams pour les mosquées françaises.
  • L’Algérie fait tout cela avec la bénédiction du gouvernement français et de son C.C.M.

De cette tolérance, les Français en sont-ils remerciés par leurs compatriotes musulmans ?
Je n’ai encore rien vu sur ce sujet.
Et les autorités Algériennes, se montrent-elles, à leur tour, tolérantes ?
Voyons, la situation des Chrétiens en Algérie :

« le prêtre catholique Pierre Wallez, résidant en Algérie depuis de nombreuses années, a été condamné le 30 janvier dernier à un an de prison avec sursis par le tribunal de Maghnia (extrême ouest du pays). Il est accusé d’avoir animé en décembre 2007 un culte auprès de migrants chrétiens camerounais. Une action assimilée au prosélytisme.« 

Oui, si vous ne le savez pas encore, le prosélytisme religieux est interdit depuis Février 2006 en Algérie…
Cette loi prévoit « deux à cinq ans de prison ferme et une amende de 5 000 à 10 000 euros contre toute personne qui incite, contraint ou utilise des moyens de séduction visant à convertir un musulman à une autre religion« .

« Selon Mustapha Krim, président des Eglises protestantes en Algérie, la préfecture de Tizi-Ouzou, capitale de la grande Kabylie, a suspendu récemment deux Eglises (…). Ces fermetures s’ajoutent aux huit autres opérées dans l’ensemble du pays depuis le début de l’année« .

Ha.
On ferme aussi des églises…

« A Oran, le père Hugh Johnson, en retraite depuis 2006, vit toujours sous la menace d’une expulsion. Il attend la réponse au recours introduit devant le Conseil d’Etat.« 

A la retraite mais expulsable quand même…

«  Il n’est pas possible pour les prêtres français d’obtenir des visas pour l’Algérie, à l’image de l’évêque de Pontoise Mgr Riocreux qui s’est vu refusé une visite à la communauté catholique d’Algérie, en mars 2008« 

Chrétien, donc on ferme les portes… Pourtant, un évèque. C’est pas le premier évangéliste venu. Mais « non » c’est « non ». L’excuse évoquée ci-dessous à propos des évangéliques américains ne tient pas :
« 
Les dignitaires musulmans accusent les évangéliques américains de cibler tout le pays et de profiter des difficultés sociales des gens pour les convertir au christianisme à coup d’argent et de promesses.« 

Et le gouvernement ? Est-il plus tolérant ?

« Le ministre algérien des Affaires religieuses, Bouabdellah Ghlamallah : « J’assimile l’évangélisation au terrorisme. » a-t-il déclaré dans un entretien au journal « L’Expression » au début du mois de mars.« 

Le problème c’est que le terrorisme islamiste (et donc celui qui fait des morts en Algérie) il ne l’assimile pas au terrorisme. Car la volonté apparente de combattre ce fléau (par exemple, avec une collaboration avec les autorités Marocaines) ne se dédouble pas d’une condamnation des causes.

« Et de confirmer : « J’ai demandé aux imams de rappeler aux jeunes que les prêtres ne viennent pas en Algérie parce qu’ils l’aiment ou parce qu’ils aiment le christianisme, mais pour créer une minorité qui donnerait un prétexte pour les puissances étrangères en vue de s’ingérer dans nos affaires au nom de la protection des minorités« 

Là, c’est sùr, il parle en connaissance de cause. Notre bon vieux Ghlamallah vend la mêche sur ses véritables intentions concernant le financement de l’islam en France. Non ? C’est à si méprendre pourtant.

Evèque qui se voit refuser son visa, prêtres emprisonnés, fermeture d’églises pour cause d’intolérance, propos injurieux et diffamatoires, gouvernement proche de la théocratie... Voilà de quoi alimenter nos journaux, nos TV. Voilà de quoi faire bondir notre gouvernement. Voilà de quoi faire s’indigner les MRAP, LDH, LCR, CGT…
Non ?
Personne ?
La tolérance ne serait appliquable que dans notre pays ?

Réciprocité : la tolérance religieuse en Algérie dans Laicite contre Theocratie theocratie

Le 17 avril 2006, le quotidien L’Expression rapportait en ces termes les propos de Bouteflika lors d’une visite à Constantine: « Nous n’accepterons pas que nos enfants oublient leur religion pour le christianisme sous prétexte de démocratie. » Quelques mois plus tard, l’Algérie votait la loi sur la « Régulation des pratiques religieuse »

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