Un laïc musulman agressé en plein Paris

Posté par Endy le 17 juin 2008

Mohamed Sifaoui, journaliste algérien, menacé par les islamistes et par le pouvoir militaire d’Algérie, est réfugié politique en France depuis 1999. Il a réalisé plusieurs enquêtes et reportages sur des sujets liés au terrorisme et à l’islamisme. Son enquête la plus remarquée fut Mes frères assassins, une infiltration dans une cellule terroriste à Paris, ce qui lui a valu plusieurs menaces de mort. Depuis il vit sous la protection des renseignements généraux.
Cette protection, l’Etat français a cru bon de lui enlever dernièrement et ce qui devait arriver arriva :

C’était prévisible : J’ai été ce vendredi 13 juin victime d’une violente agression dans le 11e arrondissement de Paris. La haine, l’intolérance et la bêtise, je le savais, circulent librement dans les rues de l’Hexagone. Ce sont les écrivains, les journalistes, les femmes et les hommes qui vomissent l’intégrisme qui doivent faire profil bas. Ceux-là doivent raser les murs, s’excuser presque d’oser penser ce qu’ils pensent, ceux-là doivent courber l’échine devant l’infâme, s’interdire des territoires, éviter des quartiers, fermer leurs volets quand ils regagnent leur domicile. Ceux-là doivent se faire tout petits, ils ne doivent pas exister, ils peuvent même mourir.

Un temps, j’ai refusé de tomber dans ce piège. Pensant qu’on pouvait défier l’islamisme et titiller les assassins et les tueurs abreuvés à l’idéologie islamo-fascistes. Attablé à la terrasse d’un café entrain de m’entretenir avec un ami avec lequel j’avais rendez-vous, je fus pris à partie d’abord verbalement, ensuite physiquement, et, naturellement, par surprise, par un fanatique, frère de deux membres du GSPC algérien dont l’un purge une peine de prison en France pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».

Je suis certainement fautif. J’avais oublié qu’il ne fallait surtout pas accepter à rendez-vous au 133 rue Oberkampf dans le 11e arrondissement de la capitale. C’était à deux pas de la mosquée de la rue Jean-Pierre Timbaud, celle-là même qui abrite les fanatiques de tous poils depuis déjà une vingtaine d’années. Celle-là même qui avait été fréquenté par Ali Saleh le tueur intégriste des années 1980, celle-là même qui accueillera les émules du GIA dans les années 1990, celle-là qui laissera se propager, dans son sein, l’idéologie de Ben Laden dans les années 2000 et celle-là même, enfin, qui a fait l’objet, entre 2002 et 2003, d’une de mes enquêtes sur des membres du GSPC algérien, rebaptisé depuis Al-Qaida au pays du Maghreb islamique.

Outre la question de sa protection, le mystère du « qui » et du « pourquoi » de son agression fut vite résolu, puisque dès le lendemain :

A la suite de l’agression dont j’ai été victime le 13 juin dernier, j’ai décidé de porter plainte auprès du commissariat du 11e arrondissement pour violences volontaires, injures et. menaces de mort. Le Parquet antiterroriste a alors chargé, la Brigade criminelle de poursuivre l’enquête. Hier, samedi 14 juin, mon agresseur a été formellement identifié sur photos aussi bien par le témoin de l’agression que par moi même lors de nos auditions dans les locaux de la section antiterroriste rattachée à la Brigade criminelle.
Afin de laisser la justice faire son travail sereinement, je ne donnerai pas l’identité de l’agresseur mais je dirais simplement qu’il s’agit du frère de deux islamistes notoirement connus par les services français. L’un d’eux purge une peine de prison en France pour activités terroristes et le second, un activiste du GSPC, a été expulsé vers l’Algérie.
J’ai expliqué aux enquêteurs sur Procès Verbal que je comptais faire aboutir cette affaire devant les tribunaux afin que ce genre d’individus soient punis dans le cadre des lois de la République. En somme, je ne lâcherai pas l’affaire comme je ne cesserai de dénoncer les tenants de la haine et de l’obscurantisme, les derviche-tourneurs de l’islam et les fanatiques de tous poils tant dans mes travaux journalistiques que dans mon engagement de citoyen.
Etant donné que la politique du gouvernement actuel vise à mettre la victime au centre des décisions judiciaires (dixit Rachida Dati et Nicolas Sarkozy), je compte bien faire valoir mes droits de victime de l’infâmie.
Par ailleurs, j’ai demandé à mon avocat de saisir officiellement, dès le 16 juin, le Ministère de l’Intérieur afin que ma protection soit assurée d’une manière ou d’une autre. Si l’Etat ne veut pas assumer ses responsabilités, ce sera une autre question.

Je souhaite vivement que cette agression soit la dernière et que toutes les personnes qui crient à « l’islamophobie » ou au « racisme » à la moindre critique de l’islam trouvent ici un exemple édifiant de ce qu’est la virulence des islamistes. Je le répète encore une fois dans la critique de l’islam il n’y a rien de raciste (les musulmans sont, comme les chrétiens, de toutes ethnies) et l’islamophobie un terme inventé par la théocratie iranienne qui n’a aucun pied dans la réalité si ce n’est la volonté de couper l’herbe sous le pied à toute critique. Monsieur Sifaoui ne peut être accusé comme Redeker des mêmes maux de part son origine. Mais qu’à cela ne tienne ! Je n’ai pas vu une ligne concernant cette agression dans la presse (et du coup je classe cet article dans « Auto-censure »).
La légèreté avec laquelle l’Etat traite un réfugié est tout aussi édifiant : Les remous suscités par l’affaire du mariage annulé et l’absence de réponse à tous les problèmes provoqués par la politisation de l’islam en France sont symptomatiques d’un pays voire d’un continent qui n’ose faire valoir ses droits face à l’obscurantisme.

Soutenons Mohamed Sifaoui : http://www.mohamed-sifaoui.com

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Algérie : un journaliste se lève contre l’obscurantisme d’état

Posté par Endy le 31 mai 2008

Ci-dessous un excellent article d’El-Watan dans son édition du 27 Mai. Comme le souligne Bivouac-ID, cet article devrait faire rougir de honte n’importe quel journaleux Français. Son ton est à comparer avec le ton employé actuellement alors que la justice Française est au prise avec la charia.

Dans un pays où il existe un ministère des Affaires Religieuses, Mr Aït-Larbi, fondateur de la Ligue Algérienne des Droits de l’Homme qui a pourtant déjà été inquiété par la justice de son pays (voir article ici), se permet de tirer à boulets rouges sur l’islam et le gouvernement. Un courage qu’ont très peu de nos journalistes qui préfèrent enfoncer des portes ouvertes, prisonniers qu’ils sont du fameux consensus mou (je l’appelle comme ça parce que, pour moi, le politiquement correct est plus « conscient »).

 

Il y a cependant un bémol à apporter à cet article formidable :
Mr Aït-Larbi écrit : « Instrumentalisée à des fins politiques, toutes les religions sont potentiellement liberticides« …etc. suivi du couplet habituel où toutes les religions se valant, le salut serait dans le respect de chacun.

 

Cela mériterait une page spéciale que je ferais dès que j’aurais deux minutes, mais je ne peux laisser dire, et on ne le peut si nous devons combattre la dictature et l’impérialisme islamique correctement, que l’islam serait « instrumentalisé » à des fins politiques car cette religion est surtout un système politique. Et non, toutes les religions ne se valent pas, et oui, certaines sont intrinsèquement violentes. Il s’agit une fois de plus de dénoncer cet égalitarisme béhat. Le respect (religieux, en tout cas) passe par la connaissance de nos différences, sans jugement de valeur sur la spiritualité, mais sûrement pas en tentant de tout niveler. Parlerait-il d’exclusion si nous devions nous protéger des sectes ou du nazisme ? Mr Aït-Larbi emploie pourtant le terme « national-islamiste« .

Placer le débat de l’islam sur la seule question de la religion revient à s’empécher de le combattre là où il est dangereux.

En attendant, ce qui se passe en Algérie en matière de persécution religieuse devrait être médité par tous les musulmans pacifiques qui vivent en France.

 

 

Faut-il brûler Habiba K. ?
de Arezki Aït Larbi

Les violations récurrentes des libertés viennent d’atteindre un seuil intolérable. La dernière en date est un procès en sorcellerie qui a eu pour théâtre le palais de justice de Tiaret. La victime, une femme de 37 ans, risque 3 ans de prison ferme pour délit de chrétienté.

C’est la peine requise, le 20 mai, par le procureur de la République (sic), qui l’accuse de « pratiquer un culte non musulman sans autorisation ».

Pour justifier la croisade contre un prétendu prosélytisme évangélique, les autorités invoquent la loi du 28 février 2006. Le procès de Habiba K. a pourtant révélé d’humiliantes persécutions pour délit de culte, sans autre base légale que larbitraire officiel béni par des effluves sacrées.

Aux jeux olympiques de la mauvaise foi, le ministre des Affaires religieuses serait médaille d’or. Prônant un discours d’ouverture vers l’étranger, il jure que « la liberté de culte est garantie par la Constitution », omettant toutefois d’ajouter : « A condition de ne pas l’exercer ! » Pour l’opinion nationale, il sort de la naphtaline la bonne vieille théorie du complot.

Plume au garde-à-vous, la presse nationale-islamiste signale, ici et là, des escadrons d’évangélistes américains crapahutant dans les villages de montagne pour convertir de jeunes égarés à coups de dollars et de visas, et préparer ainsi le terrain à l’intervention des GI’s ! Dans les faits, la réalité est plus triviale.

A Tiaret, on a arrêté une frêle jeune femme en possession de redoutables pièces à conviction : des bibles ! N’eut été la perversion qui a transformé des institutions républicaines en bras armé de l’inquisition, cette capture pittoresque des forces de l’ordre aurait prêté à sourire.

Devant le tribunal, le procès tourne à la farce, révélant une nouvelle fois les dessous d’une justice sous influence qui se couche au gré des fantasmes du sérail. Alors que le magistrat a pour rôle de dire le droit, voilà qu’il se métamorphose en directeur de conscience, lançant des fatwas d’indignité et prêchant des conversions à rebours.

Pour empêcher les journalistes de témoigner de cette ignominie, le juge décide, à la demande du procureur, de confisquer leurs carnets de notes ! Pitoyable réaction de notables de province qui réalisent brusquement que leurs dérapages de Pieds Nickelés risquent de plomber une carrière jusque-là prometteuse.

Dans ce climat de reddition idéologique qui a consacré le triomphe de l’obscurantisme au nom d’une réconciliation frelatée, même les « élites éclairées » ont fini par abdiquer leur devoir de vigilance pour se confondre en génuflexions devant les nouvelles règles du jeu. Là où il s’agit de réaffirmer avec force la liberté de conscience, des exégètes de bistrot invoquent la « tolérance de l’Islam envers les gens du livre » pour concéder aux pratiquants de « cultes non musulmans » quelques strapontins de sous-citoyens.

Briguant la palme du grotesque, ils présentent Habiba K., sans l’avoir jamais rencontrée, comme une menace… géostratégique (!), une Mata Hari du goupillon émargeant aux caisses noires de la CIA et du Mossad, dont la pratique spirituelle ne serait qu’une tenue de camouflage pour ébranler les peuples musulmans.

Vingt ans après la tragédie d’octobre 1988, le pays peine à exorciser ses vieux démons, et consacrer les libertés écrasées par le rouleau compresseur des arrangements claniques et des recompositions de sérail. Au nom de l’état d’urgence qui couvre bien des turpitudes, les institutions sont verrouillées, les manifestations interdites, les partis d’opposition laminés, les journalistes libres bâillonnés, les syndicalistes autonomes matraqués, la spiritualité soumise à licence.

Cette mise au pas de la société est grosse de risques. Elle a déjà enfanté l’émeute généralisée comme ultime moyen d’expression, la tragédie des « harraga » qui finissent en prison lorsqu’ils échappent à la mort, et plus grave encore, des affrontements communautaires.

Pour conjurer « l’ordre nouveau » des cagoulards, qui préparent dans l’ombre de terribles guerres ethniques, tribales et religieuses, il n’y a aucun miracle à attendre de l’Occident, ni des « segments modernistes » du sérail. L’heure est à la mobilisation, autonome et déterminée, pour imposer les libertés fondamentales aux tentations fascisantes, la pluralité de nos convictions à l’unicité de pensée, et le respect de nos différences à l’uniformisation sclérosante.

Avant d’affronter d’hypothétiques menaces étrangères, rappelons haut et fort que les chrétiens algériens sont d’abord des citoyens. Et dans une République, les citoyens sont tous soumis aux mêmes lois, qu’ils soient musulmans malékites, ibadites, chiites, agnostiques, catholiques, protestants, juifs, bouddhistes, ou athées…

Tout comme ils ont droit au même respect de leurs convictions et à la pratique libre de leur culte, tant qu’ils ne les imposent pas aux autres par la contrainte. La « christianophobie » qui a réduit les néo-convertis à vivre leur foi dans la clandestinité n’est, en fin de compte, qu’une diversion de faux dévots et de vraies canailles visant à occulter la jonction de l’autoritarisme officiel avec l’intégrisme sanguinaire recyclé. D’abord consommée dans les coulisses du sérail, cette sainte alliance s’affiche désormais au grand jour.

Devant le gotha national-islamiste réuni jeudi dernier à la place des Martyrs d’Alger, le Premier ministre en uniforme de grand calife a décrété que le Coran « représente la Constitution de la société algérienne ! » Un coup d’Etat sur tapis de prière qui n’a suscité aucune réaction d’indignation. Dans la sphère privée, toutes les croyances sont respectables.

Instrumentalisée à des fins politiques, toutes les religions sont potentiellement liberticides et peuvent engendrer de terribles drames et des fleuves de sang. Aux persécutions en cours, répondent, outre Méditerranée, les vociférations de l’extrême droite qui exigent, avec une certaine logique il faut le reconnaître, l’application du principe de réciprocité.

Les Algériens ont prohibé la bible ? Interdisons le Coran. Ils ferment des églises ? Détruisons les mosquées. Ils expulsent des prêtres ? Renvoyons Dalil Boubekeur, le recteur de la Mosquée de Paris, à son douar d’origine. En dépit des apparences, « croix et croissant gammés » se rejoignent en fin de compte dans un même combat : celui de l’intolérance, de l’exclusion et de la haine.

Un signe d’espoir, « l’appel à la tolérance et aux respects des libertés », publié en mars dernier par un groupe d’intellectuels algériens, a recueilli plus de 2500 signatures. Dépassant leurs divergences, ils ont dénoncé les violations des libertés démocratiques, réaffirmé le droit de chacun de pratiquer le culte de son choix, ou de ne pas pratiquer, proclamant ainsi cette farouche volonté de vivre ensemble, dans le respect de chacun.

Des dizaines de personnalités maghrébines, françaises et européennes ont soutenu cette initiative. En attendant d’autres formes de lutte plus déterminées, mais toujours pacifiques, les regards sont braqués sur le tribunal de Tiaret, où se joue le sort d’une femme, coupable d’avoir prié sans l’autorisation des gardiens du temple. Quel que soit le verdict qui sera prononcé, Habiba K. est déjà un symbole de courage et de liberté.

Source : El Watan

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Malaysie : Jugement d’une apostat

Posté par Endy le 30 mai 2008

Appeal against woman renouncing Islam in Malaysia

Le gouvernement malaisien conteste une décision de justice permettant à Tan Ean Huan de renoncer à l’islam et de revenir au bouddhisme.

Le porte-parole du Premier Ministre Ahmad Zahid Hamidi dit que le verdict du tribunal n’était pas définitif et qu’il y aura un recours devant la Haute Cour.

Il a noté que la décision du tribunal en faveur de la femme, Tan Ean Huan – de son nom musulman Tan Siti Fatma Abdallah – a été contesté par des groupes islamistes, y compris le groupe politique, Hizbut Tahrir.

Ces groupes ont soumis vendredi un mémorandum au gouvernement pour protester contre la décision du tribunal, a déclaré dimanche le New Straits Times.

En attendant cet appel, les groupes islamistes devraient respecter la décision de la cour a dit le porte-parole (!)

La femme, qui a embrassé l’islam pour pouvoir se marier à un iranien qui l’a quitté au bout de quelques mois, a dit qu’elle n’avait jamais vraiment pratiqué le culte musulman.

Rappelons que la phrase : La Ilaha Illalla Muhammedur Rasool Ullaha (Il n’y a pas d’autre Dieu qu’Allah et Mohammed est son prophète) suffit pour se convertir à l’islam.

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« L’islam, comme les autres religions, doit accepter la critique »

Posté par Endy le 20 mai 2008

A PROPOS DE Mme NASREEN ET DU JOURNAL 20 MINUTES :

Taslima Nasreen (ou Nasrin) est une écrivain née en 1962 dans une famille musulmane de Mymensingh, au Bangladesh. Elle a d’abord été gynécologue avant de se consacrer définitivement à l’écriture. Son premier roman, Lajja (La Honte), publié en 1994, lui a valu une condamnation à mort par une fatwa qui l’a obligée à quitter son pays.
Taslima Nasreen fait campagne pour l’émancipation des femmes et contre l’oppression des minorités non-islamiques dans les sociétés islamiques telles que son pays d’origine, le Bangladesh
Mme Nasreen a plus d’une fois évoqué le fait que
« Les médias occidentaux et les intellectuels font preuve de lâcheté concernant l’islam et ses dogmes », il n’y a rien de plus vrai et la preuve en est avec cette interview parue dans le journal gratuit « 20 Minutes ». Oh bien sur c’est une toute petite chose comparé au fait que Mme Nasrenn ait pu s’exprimer librement mais quand même, voici :
Le journal papier « 20 minutes » a d’abord titré en première page avec une phrase de l’interview que j’ai moi-même employé : « L’islam, comme les autres religions, doit accepter la critique ». Quelle ne fut pas ma surprise de constater que le site du journal avait changé le titre : « 
Si je ne peux pas rentrer en Inde, je vais mourir » avec pour sous-titre : L’exil, cette « torture mentale » Le tout, perdu dans les infos quotidiennes (puisque les infos sont ajoutées sur le site au fur et à mesure qu’elles arrivent)
Encore une fois, c’est une toute petite chose. Il n’empêche : c’est un recul.

INTERVIEW DE TALISMA NASREEN

Pourquoi les autorités indiennes ont-elles décidé de vous enfermer, vous, et pas les islamistes qui vous menaçaient ?

Le gouvernement indien ne veut pas perdre de voix, même quand elles viennent de criminels. Les autorités n’ont rien fait contre eux, mais contre moi. Pour les satisfaire, c’est moi qu’ils ont arrêtée et placée en résidence surveillée. Or, émettre une fatwa contre quelqu’un est illégal en Inde. Pire, à Hyderâbâd, en septembre 2007, j’ai été physiquement attaquée par des islamistes. Mais personne n’a été inquiété par la justice.

Pourtant, en 1994, lorsque vous avez dû quitter le Bangladesh, l’Inde vous avait défendue…

Je suis une écrivain laïque. Quand j’ai été attaquée au Bangladesh, en 1994, beaucoup d’écrivains, d’hommes politiques, de partis politiques indiens ont pris position en ma faveur. Mais en 2008, quand la même chose est arrivée en Inde, personne, ou très peu, ne m’a défendue. Parce qu’au­jourd’hui, en Inde, la défense des minorités semble supplanter la défense de la laïcité. Or, c’est une erreur, le fondamentalisme reste du fondamentalisme même s’il provient d’une minorité opprimée, comme celle des musulmans en Inde. L’Inde, qui se veut une grande démocratie, devrait défendre des voix comme la mienne. Pour moi, les droits de l’homme ne sont pas compatibles avec les religions. L’islam, comme les autres religions, doit accepter la critique. On me considère comme un écrivain anti-islam, mais ce n’est pas le cas, je critique toutes les religions. Sauf que, pour l’instant, on ne peut pas critiquer l’islam.

D’autant plus quand on est une femme, comme vous l’écrivez dans votre livre ?

Oui, je crois que si j’avais été un homme, je n’aurais pas été forcée de quitter le Bangladesh, puis l’Inde. Parce que traditionnellement, en Inde, au Bangladesh et dans le sous-continent en général, les femmes sont calmes et douces et ne prennent pas la parole. Le fait que je le fasse, cela dérange tout le monde : les islamistes bien sûr, mais aussi les athées dont certains sont très misogynes, ou même les communistes, qui, en Inde, sont très attachés au schéma patriarcal.

Comment, dans un tel environnement, avez-vous pu devenir féministe ?

J’ai été élevée dans un milieu peu religieux, mais très conservateur. Assez rapidement, je me suis interrogée sur les raisons pour lesquelles je n’étais pas autorisée à faire les mêmes choses que les hommes. Sans rien lire, sur la base de mon expérience, j’en ai conclu que les femmes n’étaient pas traitées comme des êtres humains à part entière. Et j’ai commencé à me battre contre cela, seule. Mais dès que j’ai commencé à écrire, j’ai reçu beaucoup de soutien. J’ai reçu autant d’amour de mes lecteurs que de haine de mes détracteurs.

Vous réussissez à écrire en ce moment ?

Non, je suis trop déprimée. En 1994 aussi, quand j’ai été expulsée du Bangladesh, je n’ai pas pu écrire pendant des mois. Le cauchemar recommence. Cela me tue. Si je ne peux pas rentrer en Inde, je vais mourir. Le Bangladesh, l’Inde sont mon oxygène.

Recueilli par Armelle Le Goff pour 20 Minutes, éditions du 20/05/2008

LA RELIGION AU BANGLADESH :

La religion officiel est bien sur l’islam et regroupe 83% de la population essentiellement des Sunnites, ce qui en fait le troisième plus grand pays musulman après l’Indonésie et le Pakistan. La société musulmane est divisée en trois « classes » :
(1.) L’ Ashraf (La plus haute), (2.) L’Ajlaf (moyenne) et (3.) L’ Arzal (La plus basse).
Economiquement, le PNB par tête est un des plus bas du monde : 440 dollars en 2005 (Inde 620 dollars, Chine 1 290, France 30 100). 36 % de la population vit avec moins de 1 euro par jour.

 

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Un ex-Musulman appelle l’Occident à être ferme avec l’Islam

Posté par Endy le 30 avril 2008

Cet article est très inspiré du blog Point de Bascule
Que les auteurs en soient remerciés.

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Je publie in-extenso une entrevue accordée à Front Page Magazine par le jeune Hossain Salahuddin, d’origine Bengladeshi. Il y raconte les raisons qui l’ont poussé à quitter l’islam. Comme pour plusieurs autres ex-musulmans l’étude approfondie de l’islam et son observation du monde musulman dans lequel il vivait l’a convaincu que cette religion irréformable mène à la violence et à la haine et constitue une véritable camisole de force de l’esprit qui étouffe tout progrès et créativité.

Il y rappelle également quelques vérités premières à propos des relations de cause à effet entre Jihad et terrorisme, à propos de Mahomet et de l’impérialisme et, plus parlant pour nous, à propos de notre laisser-faire plusieurs fois centenaires…

L’islam a également éteint les peuples qu’il a colonisés et produit un effet catastrophique sur des civilisations avancées et anciennes. Il dénonce les apologistes qui tentent de nous endormir avec leur propagande fabulatrice d’une religion de paix, d’amour et de tolérance. Pour lui et d’autres qui ont vécu en pays musulman, l’islam est une religion totalitaire et impériale qui contrôle les moindres aspects de la vie de ses adeptes et pousse les musulmans non arabes à renier leur propre culture. Le musulman n’est pas un être libre.

Il encourage les pays occidentaux à respecter leur principe de laïcité et à défendre à tout prix la démocratie et la liberté. Il dénonce la rectitude politique et invite les politiciens à faire preuve de fermeté dans l’affirmation des valeurs fondamentales de notre civilisation.

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L’invité de Frontpage Interview aujourd’hui est Hossain Salahuddin, poète, essayiste et ex-musulman. Il est l’auteur de plusieurs livres et le rédacteur en chef du magazine Maverick, qui promeut la littérature, la pensée libre et le rationalisme.

Un ex-Musulman appelle l'Occident à être ferme avec l'Islam dans l'islam par ses apostats Hosssain_Salahuddin-2fe97
FP : Hossain Salahuddin, bienvenue à FrontPage Interview.

HS : Merci beaucoup de l’invitation. C’est un réel plaisir d’être ici.

FP : Parlez-nous de votre enfance et de votre éducation au sein de l’islam.

HS : Je suis né en 1984, dans une famille musulmane au Bangladesh. Ma famille était plutôt orthodoxe et a fait en sorte que j’apprenne le Coran avant même que je sois inscrit dans une école. J’ai eu un tuteur à domicile, un mollah qui m’a appris la récitation du Coran en arabe, et j’étais vraiment excellent. Je me souviens d’avoir achevé l’ensemble du Coran en arabe trois fois avant l’âge de 12 ans, sans même en comprendre un mot. Si j’essaie de me souvenir, je sens que c’était assez étouffant avec toutes sortes de prescriptions et d’interdits. Vous ne pouvez pas faire ceci, vous ne pouvez pas faire cela, et puis il y a ce rappel constant- « Tu es musulman, tu dois te comporter comme tel ».

Donc, oui, mon enfance n’est pas quelque chose dont je suis vraiment fier. Il y avait toutes sortes de restrictions religieuses qui m’étranglaient et cela affectait effectivement ma relation avec les membres de ma famille. Mais je dois dire que j’étais encore croyant à l’époque, il y avait seulement une légère gêne en moi avec la forme pratiquante de l’islam. Je dois avouer que j’ai eu une enfance plutôt agitée mais je ne me suis pas transformé en rebelle.

FP : Qu’est-ce qui a vous a amené à reconsidérer et, finalement, abandonner l’islam ?

SH : Eh bien, quand j’avais environ 13 ou 14 ans, j’ai développé un grand intérêt pour l’écriture créative, notamment la poésie, et j’ai commencé à passer beaucoup de temps à lire des livres et à écrire de la poésie. Je me souviens d’emprunter jusqu’à dix livres à la fois et de les lire à la suite. Histoire, science, philosophie, religion, littérature, nommez-en, toutes sortes de livres. Je peux vous dire que c’était une époque passionnante. J’imagine que j’étais un peu plus mûr mentalement que mon âge réel, et je chéris cette partie de ma vie comme une période d’illumination.

Je pense que les livres m’ont appris à penser et à juger les choses logiquement, à échapper au monde des préjugés et des croyances irrationnelles. Les livres ont été mon vrai libérateur, c’est le meilleur compagnon que j’ai jamais eu. Mais ce n’était pas toujours amusant. Ma famille ne l’a pas pris à la légère car ils ont remarqué un changement en moi et aussi mes professeurs à l’école. En fait c’était les professeurs qui m’ont donné toutes sortes d’ennuis. Malheureusement, la plupart de mes professeurs étaient des musulmans très orthodoxes et ils n’aimaient pas mes écrits. Ils ont même interdit mes écrits du magazine de l’école, ce qui m’a vraiment bouleversé étant donné que j’étais probablement le seul étudiant qui pouvait écrire des choses créatives. Et ils me rappelaient sans cesse que l’Islam n’approuve pas la poésie, la musique, la peinture, le mélange avec des non-musulmans ou la lecture des textes d’autres religions et ça m’a rendu réellement confus.

Il n’y avait qu’une seule façon de savoir : par la lecture du Coran et des Hadith dans ma langue maternelle. J’ai lu le Coran encore et encore et je ne pouvais pas croire ce que je lisais. J’ai commencé à marquer les versets douteux et à écrire des commentaires à côté d’eux. Je me suis demandé, ces versets pleins de haine sont-ils propagés et prêchés tous les jours dans tous les coins de ma ville ? J’étais complètement sidéré. Au départ, je pensais que c’était la traduction qui était à blâmer. Mais j’ai recueilli de nombreuses traductions du Coran et des érudits musulmans très réputés ont traduit certains d’entre eux. Vous pouvez dire que j’ai été vraiment choqué et j’ai passé près de deux années en 9e et 10e à la recherche de réponses.

En 10e année, mon premier recueil de poèmes a été publié et en 11e année, j’étais convaincu que l’islam lui-même était une croyance très violente. En lisant le Coran ou tout autre texte islamique dans votre langue maternelle, il peut y avoir deux effets sur vous : vous pouvez soit vous transformer en être violent prêt à éliminer tout ce qui s’oppose à vous, ou vous pourriez abandonner purement et simplement l’islam et devenir un être libre. J’ai choisi ce dernier chemin et à un tès jeune âge.

FP : Avez-vous fait face à la menace de violence pour avoir quitté l’islam ? Êtes-vous encore en danger aujourd’hui ?

SH : Eh bien, laisser l’islam n’a pas été une décision instantanée, c’était plutôt un processus graduel. Je pense qu’au moment où je suis arrivé en 12e année, j’ai tout à fait consciemment abandonné l’islam. Et certains de mes amis les plus proches connaissaient mes opinions sur l’islam. Je pense que certains d’entre eux étaient vraiment choqués. Donc, laisser l’islam était une affaire privée au début, je ne l’ai pas partagée avec beaucoup de gens au départ.

De toute évidence, il y a eu la peur de bouleverser une majorité de musulmans. Ce que j’ai fait a été de commencer à remettre en question beaucoup de choses pour propager mon message. J’ai appris cela de la vie de Socrate, c’est ce qu’il avait l’habitude de faire, et ça peut parfois être très efficace. J’ai commencé à remettre en question les croyances et les traditions islamiques dans mes écrits et cela m’a mis dans le pétrin. Bien que j’ai eu quelques amis animés du même esprit et que nous avions l’habitude de nous appeler nous-mêmes des libres penseurs, je me suis aussi fait quelques ennemis et je savais qu’ils me surveillaient de près. Mais, vous savez, j’étais jeune et insouciant alors j’ai continué.

Finalement, le jeu de l’attente a pris fin et ils m’ont attaqué physiquement une nuit – j’ai eu beaucoup de chance de m’en échapper avec seulement des coupures et des ecchymoses. Après cet incident j’ai ralenti un peu, j’ai cessé de sortir et j’ai essayé de me concentrer sur l’écriture à la maison. Je crois que c’était en 2002, quand une organisation islamiste a publié un livre et m’a déclaré Nastik-Murtad ou « Apostat-infidèle ». Je n’ai donc pas vraiment eu à déclarer publiquement que je quittais l’islam, ils m’en ont fait l’honneur.

Après cela, j’ai décidé de quitter le pays et, en 2003, je suis arrivé en Australie en tant qu’étudiant. Et si vous me demandez si je suis encore en danger aujourd’hui, et bien tout ce que je peux dire, c’est que je n’ai jamais sous-estimé leur capacité. Ce n’est pas seulement moi, celui qui est non-musulman, ou né musulman et qui ne se soucie pas beaucoup de l’islam – celui qui est différent d’eux est en danger aujourd’hui, et c’est la triste réalité.

FP : Que pensez-vous de l’impérialisme arabe et du colonialisme islamique ? Et comment fonctionne l’esprit d’un non-arabe converti dans ce contexte ?

HS : Ce qui m’a toujours frappé, c’est que l’islam est une autre forme déguisée de colonialisme arabe. En Asie du Sud-Est, vous verrez des gens pleurer constamment sur le colonialisme britannique et la façon dont ils en sont encore victimes. Cependant, personne n’a jamais parlé du colonialisme arabe qui est très actif dans tous les pays musulmans non arabes. L’islam est à l’origine une religion arabe, et ce n’est pas une religion de conscience, de croyance ou de spiritualité privée ; c’est une religion très politique et impériale. Ses lieux saints sont dans des terres arabes, l’arabe est la langue sacrée, et ses personnages historiques sont tous des arabes. Donc, ce qui arrive à l’esprit d’un converti non-arabe est très intéressant.

Un converti commence à ressentir une aversion pour sa propre culture non islamique, il devient fasciné par l’influence arabe et il veut faire partie de l’histoire arabe ; ironiquement, il commence à louer le Guerrier Arabe qui a conquis son pays. Et pour y parvenir, la première chose qu’il fait est de se détourner de tout ce qui est propre à son origine ethnique et il vit dans un monde de fantaisie fondamentaliste visant à purifier sa culture non islamique.

Vous pouvez voir cette névrose et ce nihilisme dans la mentalité des convertis et vous pouvez dire que c’est une maladie mentale incurable qui les a affectés et qui a troublé les sociétés depuis des milliers d’années. Le colonialisme arabe est à la fois politique et culturel, et je pense qu’il est la forme de colonialisme qui a survécu le plus longtemps. Vous voyez que c’est une mode aujourd’hui de blâmer l’impérialisme et le colonialisme européens, l’Occident et Israël en général pour tous les problèmes sur cette planète ; les musulmans n’ont jamais honte de se joindre à ce jeu du blâme. Mais quand il s’agit de l’impérialisme arabe ou du colonialisme islamique, les musulmans se sentent fiers et ils admirent les guerriers qui sont jadis venus du monde arabe et ont conquis les terres de leurs ancêtres.

Ainsi, le colonialisme islamique et l’impérialisme arabe ont ensemble conquis et détruit de nombreuses civilisations avancées et anciennes et apporté des changements catastrophiques dans les cultures des nations conquises. Vous pouvez dire que les Arabes ont été les impérialistes les plus réussis de tous les temps, parce que les fidèles convertis aiment à être conquis par les légendaires « Guerriers Saints » de la « Terre sainte », c’est est une sorte de salut pour les convertis.

FP : Quelle est votre interprétation de la guerre sainte selon l’islam ?

HS : L’islam a toujours été associé à des politiques d’expansion et c’est là que le djihad, ou guerre sainte, prend effet. Le Coran et les hadiths disent à maintes reprises que rien n’est plus grand ni d’un plus grand bienfait que le djihad au nom d’Allah. Certains apologistes vont essayer de vous dire que l’islam est une religion de paix, que le djihad est allégorique et ne signifie pas la violence… Mais la sanglante histoire de l’islam nous raconte une toute autre histoire. Et le Coran est censé être pris à la lettre. Mahomet a dit à maintes reprises que le Coran n’est pas de la poésie ni une allégorie, c’est la voix d’Allah lui-même, afin que chacun puisse la comprendre et la prendre au sérieux, en fait c’est même blasphématoire de penser le Coran comme une allégorie.

Dans le Hadith, la collecte des traditions, Mahomet a demandé de nombreuses fois à ses disciples de faire cesser toute pratique non islamique par la force. En tant que religion, l’islam a une longue tradition bien ancrée de haine à l’égard des incroyants. Dans le Coran, Allah a commandé à plusieurs reprises aux musulmans de livrer la guerre sainte et a promis des récompenses illimitées dans l’au-delà à celui qui devient un martyr dans la guerre pour la gloire d’Allah.

Si vous demandez à un soufi derviche turc qui exécute cette belle danse virevoltante, vous ne recevrez pas une image littérale de l’islam. Vous obtiendrez plutôt une vue humanitaire agréable de la philosophie mystique soufi. Mais malheureusement, l’islam dominant considère les soufis comme des hérétiques et ils ont été régulièrement persécutés par les musulmans à travers l’histoire.

Pour découvrir le vrai sens du djihad, vous devez vous pencher sur la vie de Mahomet, de ses compagnons et des dirigeants et penseurs ultérieurs de l’islam. Vous obtiendrez une image d’une très grande violence. Même les successeurs immédiats de Mahomet ont utilisé le terme djihad pour se référer à la conquête de nouveaux territoires, de sorte que je ne vois pas beaucoup de possibilité de malentendu ici.

Peu importe ce que les apologistes essaient de vous dire au sujet de la signification du djihad, pour la plupart des musulmans, il signifie simplement l’expansion du Royaume d’Allah sous le commandement d’Allah lui-même. S’ils meurent en poursuivant ce but ils sont des martyrs ou Sahid, celui à qui Allah garantit qu’il ira directement au paradis sans faire face au jugement dernier.

Des érudits musulmans comme Taqi al din ibn Taymiyyah, Mohammad ibn abdul Wahhab, Sayyid Qutb, Abdullah Mawdudi et Hassan al Tourabi ont beaucoup de comptes à rendre en cette matière. Les djihadistes modernes citent fréquemment ces érudits comme leur source d’inspiration. Ils ont fait valoir que les musulmans sont dans une bataille cosmique contre les forces des ténèbres. Ces forces des ténèbres ne doivent pas être tolérées, et même si Allah est ultimement responsable de la destruction de l’obscurité, les musulmans sont tenus de la combattre. C’est pourquoi jusqu’à aujourd’hui aucun religieux musulman réputé et aucun pays musulman n’a condamné le terrorisme. Vous voyez, presque tout dans le mode de vie occidental contredit la croyance islamique – l’Occident devient automatiquement la cible, donc les érudits musulmans ont divisé le monde en deux sphères différentes : le monde islamique ou Terre de Paix, et le monde non islamique ou Terre de Guerre.

FP : Alors les terroristes islamistes ne font pas une interprétation erronée de l’islam ?

HS : Non, les terroristes ne font pas une interprétation erronée de l’islam, en fait, ils interprètent l’islam très correctement. Théologiquement, c’est le devoir sacré d’un musulman de combattre jusqu’à ce que tout le monde se tourne vers Allah car il ne peut y avoir aucun autre Dieu. Allah est assez autocratique parmi les dieux et il n’aime pas coexister avec une autre divinité. Ça semble amusant, mais c’est vrai. Combien de pays musulmans pratiquent la démocratie ? le libéralisme, le respect de la vie privée et de la liberté individuelle, la liberté d’expression et la liberté de conscience – tout ceci, et tout autre élément de la modernité auquel vous pouvez penser est en contradiction directe avec la croyance islamique.

Peu importe ce que disent les apologistes, « islam » et « liberté » sont deux mots opposés avec des sens opposés. Vous voyez, à la différence du bouddhisme et du christianisme, l’islam n’est pas une religion personnelle ; l’islam est très pratique, social, éminemment politique, et non spirituel et son but est d’étendre son empire sur le monde. L’islam pénètre tous les aspects personnels de la vie humaine et impose ses diktats. La charia ou loi islamique est considérée comme la législation divine, et elle dicte tous les aspects de la vie humaine, de l’utilisation des cure-dents à la vie sexuelle, de l’abattage des animaux à quel verset vous devriez réciter lorsque vous êtes dans une toilette etc Tout ce que vous pouvez imaginer.

FP : Que pensez-vous de Mahomet et de ses fidèles ?

HS : Pour moi, Mahomet est sans doute l’un des personnages les plus influents de l’histoire humaine dans le sens où des millions de musulmans sont toujours prêts à mourir pour lui, et il est unique étant donné l’étendue de son influence. Toutefois, l’un des rares traits positifs de Mahomet est qu’il n’a jamais prétendu être parfait, même si des millions de musulmans le pensent encore aujourd’hui.

Je pense que Mahomet était toujours conscient de ses insuffisances humaines, il a tout fait pour s’assurer qu’il n’était pas adoré à la place de Dieu. Mais pour les musulmans, Mahomet est sans péché, l’homme le plus parfait et le plus grand ayant jamais vécu sur notre planète, et il est même le plus grand de tous les prophètes. Tout musulman adore Mahomet, sciemment ou inconsciemment et réagit avec une violence sans précédent s’il est diffamé par un dessinateur ou un romancier ou quiconque en cette matière.

Cependant, si vous suivez la biographie de Mahomet rapportée par de célèbres érudits musulmans tels que Bukhari, Ibn Ishaq et Al tabari vous trouverez de nombreux incidents où Mahomet étai loin d’être un homme parfait et sans péché. Sa cruauté envers les juifs, les païens mecquois et ses rivaux est bien documentée par les historiens musulmans. Il a massacré trois tribus juives entières – Banu Nadir, Banu Qurayaza et Banu Qaynuqa, tué le prince de Khaibar et fait son épouse prisonnière dans sa tente. Il y a de nombreux exemples, il vous suffit de lire les biographes musulmans dans toute traduction que vous souhaitez.

Les apologistes de l’islam vont essayer de justifier ces actions avec leur logique creuse, mais si tu es un prophète, tu devrais avoir une meilleure morale que l’homme moyen. Mahomet s’est marié 12 ou 13 fois – ce qui contredit sa propre prédication d’un maximum de quatre mariages, mais ce que je trouve le plus troublant, c’est que Mahomet a épousé Aicha, la petite fille de 6 ans de son ami le plus proche, Abubakkar. Maintenant si vous faites cela dans un monde moderne civilisé, vous serez déshonoré comme un pédophile et passerez le reste de votre vie en prison.

Dans un autre incident troublant, Mahomet a été attiré par Zayanab, la femme de son fils adoptif et plus tard il l’épousa. En tant que dirigeant, il a omis d’annoncer son successeur ce qui a conduit à la sanglante division chiite-sunnite de l’Islam et vous voyez, les deuxième, troisième et quatrième califes de l’islam ont tous été assassinés à la suite de cette lutte pour le pouvoir. Ce ne sont là que quelques exemples des incidents de la vie très mouvementée d’un homme très influent. Mais en ce qui me concerne, Mahomet n’était pas un saint. Il n’y a pas de doute qu’il était extrêmement influent, mais je ne vois pas en lui un homme parfait sans péché comme les musulmans qui essayent de l’idéaliser.

PF : Parlons un peu plus sur l’islam comme un système de croyance totalitaire comme vous avez discuté plus tôt.

HS : Comme je l’ai déjà dit, l’islam est dans un combat cosmique contre le monde non islamique. Je crois qu’en dehors des sectes mystiques soufies, qui sont pour la plupart identifiées comme hérétiques par l’islam dominant – le reste du monde islamique et son système de croyances est sans doute aucun de nature totalitaire.

Voyez-vous, les adeptes d’aucune autre religion n’essaient de créer des associations internationales d’États-nations qui sont fondés sur la religion. Seuls les musulmans le font, et ils l’appellent Oumma ou adeptes de Mahomet, à l’exemple de ce que faisaient les socialistes et les communistes révolutionnaires.

En matière personnelle, l’islam tente de régir toutes les phases de la vie ; le seul but de la charia est de contrôler la vie religieuse, sociale et politique de l’humanité dans toutes ses composantes. Le djihad et la charia sont deux outils ultimes des mécanismes de contrôle de l’islam. La vie de Mahomet reflète la nature même d’un système totalitaire. Il n’y avait pas de séparation entre l’Église et l’État ; Mahomet n’était pas seulement un prophète, il a joué le rôle d’homme d’État, de législateur, de juge, de dirigeant de la communauté et de nombreux autres rôles.

Vous pouvez donc voir clairement que le début de l’islam a été de nature totalitaire. Les musulmans sont tenus de suivre le Coran, le hadith (actes et paroles de Mahomet) et le verdict des docteurs de l’islam dans le cas où la réponse n’est pas trouvée dans les écritures. Fait intéressant, alors que toutes les autres lois sont humaines et en constante évolution, la charia est divine et immuable – l’intelligence humaine ne peut la critiquer, elle doit être acceptée sans doutes ni questions.

Vous voyez donc ici une société très étroitement contrôlée sans aucun espoir de liberté individuelle. La charia contient toutes sortes de principes fous, tels que l’intolérance à l’égard des Juifs et des païens, l’inégalité entre l’homme et la femme, des restrictions religieuses, sociales et financières pour les citoyens non-musulmans, l’acceptation de l’esclavage et de la polygamie, les châtiments barbares comme l’amputation des mains et des pieds des côtés opposés, l’arrachage des yeux et la décapitation – toutes sortes de choses.

Ces lois ont été données il y a plus d’un millier d’années et elles n’ont pas évolué depuis lors. La charia est clairement en décalage et n’est pas compatible avec notre XXIe siècle. Dans les derniers mille ans, nous avons beaucoup progressé, mais la loi islamique et sa vision du monde est coincée dans le désert médiéval, depuis des générations les musulmans sont pris avec la charia et ils ont besoin de secours. Pas de surprise, il n’y a guère de progrès intellectuel dans les sociétés musulmanes. Comment peut-il y avoir des progrès s’ils considèrent le Coran comme la vérité éternelle et la solution finale à tous les problèmes ? Le progrès exige le changement, l’islam est immuable. C’est pourquoi l’islam n’est pas seulement une religion, c’est un système de conviction totalitaire et les musulmans en sont les premières victimes – mais très peu d’entre eux s’en rendent compte.

FP : Que pensez-vous des réformistes musulmans qui tentent d’amener l’islam dans le monde moderne et démocratique ? Y a-t-il un espoir pour leurs efforts ? S’ils vous demandaient de l’aide, quels conseils leur donneriez-vous ?

HS : Écoutez, je ne pense pas que vous pouvez être un Musulman et un réformateur en même temps, c’est un paradoxe et une contradiction dans les termes. L’islam interdit la réforme, et les musulmans se sentent fiers en se vantant que contrairement à la Bible, le Coran n’a pas connu différentes éditions et versions, il est pur, saint et vierge.

Mahomet a insisté tout au long de sa vie que le Coran est la parole littérale de Dieu – la vérité une fois pour toutes, c’est tout. Alors, comment pouvez-vous apporter une réforme et rester un vrai musulman ? C’est une contradiction troublante, et je pense qu’elle est aussi trompeuse. Ces réformateurs continueront de vous dire que l’islam est la religion de paix et que le véritable islam n’approuve pas les actions des talibans, l’islam n’a rien à voir avec les djihadistes etc Vous finirez par en avoir marre. Ce déni est pathétique, vous n’avez pas à aller si loin pour voir si l’islam n’a réellement rien à voir avec ces actes barbares ou non. Il suffit de lire le Coran, les hadiths, la charia – les textes islamiques, et ils sont partout. Voilà pourquoi il est si important de permettre le débat et la critique de l’islam à travers le monde. Le débat intellectuel honnête et musclé est crucial pour créer une nation moderne et démocratique.

FP : Quel conseil donneriez-vous à ceux qui veulent sauver la civilisation occidentale ? Comment pouvons-nous mieux combattre notre ennemi dans la guerre totale ?

HS : Londres, New York, Sydney – toutes ces grandes villes ont une chose en commun : la plupart des musulmans y vont pour améliorer leur condition économique – les grandes villes sont comme des reines de beauté utilisées par tous et aimées par personne.

La plupart des musulmans ont d’ores et déjà dit clairement qu’ils n’ont pas l’intention d’être assimilés dans la société d’accueil ; au lieu de cela ils font des demandes à répétition pour mettre en œuvre la charia, au Canada, au Royaume-Uni et en Australie – comme s’il appartenait plutôt à la société d’accueil de changer.

Dans l’esprit d’un musulman, l’islam est une religion universelle, et il espère qu’un jour toute l’humanité embrassera l’islam. Il y a donc un élément de mentalité d’expansion chez eux, parce que l’islam ne se limite pas à la maison et aux relations personnelles. Pour les musulmans, l’islam est un code complet de la vie et la société doit adhérer à ce code. Vous voyez donc que la vision du monde de l’islam est très totalitaire, et vous devrez la combattre intellectuellement, et pas seulement militairement. C’est aussi une guerre idéologique, nous ne devons pas l’oublier.

Malheureusement, certaines sociétés occidentales continuent de fermer les yeux quand il y a de la violence d’un musulman contre un musulman : comme par exemple les adolescents forcés par les parents immigrants à suivre les codes islamiques. Certaines sociétés occidentales sont trop politiquement correctes pour prendre des mesures quand un libre penseur est attaqué pour son impiété, de peur de perdre le vote musulman ou leur soutien politique. Je crois que l’Occident doit toujours adhérer à ses principes de laïcité et prendre rapidement des mesures quand il y a de la violence contre les femmes ou lorsque quelqu’un est forcé de suivre le code islamique. Cela enverra un message très clair aux islamistes et aux djihadistes potentiels. Il existe un nombre croissant d’écoles islamiques dans les pays occidentaux, c’est une autre façon de laver le cerveau des enfants à un très jeune âge et de les isoler de la société en laissant entendre que « nous sommes musulmans, ils sont chrétiens, nous sommes différents ». Ils mangent du porc, nous pas, nous sommes différents, forcer les filles à porter le hijab envoie un message clair : nous sommes sacrées, elles ne le sont pas, elles sont des prostituées.

Il est donc très dangereux de fermer les yeux sur de tels incidents au nom de la promotion du multiculturalisme. Le respect des autres cultures, d’autres valeurs, c’est important et un élément essentiel de la laïcité et de la démocratie, mais si ces autres valeurs sont ici pour détruire notre civilisation et la modernité – alors nous devons les combattre vigoureusement avec la raison, des arguments, l’esprit critique, et des moyens juridiques et militaires si ça se transforme en violence, afin que nos valeurs de civilisation soient protégées.

La croyance religieuse est très bien, mais la soumission à la lettre des textes sacrés et aux institutions religieuses ne devrait pas être tolérée. En disant cela, un musulman doit avoir la liberté absolue à sa religion personnelle, mais s’il se lève debout et exige la peine de mort pour un écrivain ou prêche la haine au sein d’une communauté, il doit être sanctionné en conséquence par la loi.

Comme je l’ai dit, l’Occident doit respecter son principe de laïcité et défendre son droit démocratique et sa liberté à tout prix et les politiciens doivent cesser d’être trop politiquement correct et ils doivent être fermes quand il s’agit de défendre les valeurs fondamentales de la civilisation.

Cependant, nous devrions nous rappeler que ce n’est pas nécessairement un combat entre l’occident et l’islam – comme certains aiment à le dépeindre pour les fins de leur propre agenda. Comme je l’ai dit auparavant, les djihadistes divisent l’ensemble du monde en deux sphères – le monde islamique et le monde non islamique. Je ne vais pas faire ça. Pour moi, c’est l’ultime combat entre ceux qui valorisent la liberté, la paix et l’humanité et ceux qui ne les valorisent pas, et nous devons triompher à tout prix dans l’intérêt de notre propre existence.

FP : Hossain Salahuddin, je vous remercie pour cette entrevue. Je vous remercie pour votre courage et votre combat pour la liberté et la vérité.

HS : C’est un honneur. Merci

Publié dans l'islam par ses apostats | 1 Commentaire »

 

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