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Ahmad Batebi, le dissident iranien, a trouvé refuge aux USA

Posté par Endy le 6 juillet 2008

J’apprends par Al Salibiyyah, qu’Ahmad Batebi a trouvé refuge aux USA il y a quelques jours :

Ahmad Batebi, le dissident iranien, a trouvé refuge aux USA dans Laicite contre Theocratie ahmadbatebi

Ahmad Batebi est un étudiant et activiste iranien, symbole du mouvement étudiant pour la démocratie en Iran. Il fit la une du magazine The Economist en juillet 1999 (photo ci-contre), lors de protestations étudiantes très importantes.

Emprisonné à la suite de celles-ci à la prison d’Evin à Téhéran, il a été soumis à des actes de torture dont ont résulté de nombreuses complications médicales. D’abord condamné à mort, sa peine a été commuée en 15 ans de prison. En 2006, après avoir purgé 6 ans, Ahmad Batebi a été relaché puis réarrêté le 29 juillet.

Batebi est arrivé à Washington après avoir réussit à rejoindre l’Irak puis l’Autriche. Il a donné récemment une interview à Voice of America (Persian News Network) où il parle des tortures qu’il a subit en prison pendant 9 ans.
Selon lui, la République islamique utilise tous les moyens tant physiques que psychologiques pour « casser » les prisonniers politiques
. Tortures physiques et psychologiques dont il a lui-même fait les frais :
enfermé dans une cellule plongée dans le noir, battu, on l’a obligé à plonger sa tête dans une toilette pleine d’excréments (!), on lui a fait croire que sa mère était morte, on lui a fait entendre de fausses exécutions…

Batebi a aussi rendu hommage à ses amis morts sous la torture, en particulier le meurtre sauvage de son ami étudiant activiste, Akbar Mohammadi.

 

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Piscine et gymnase : deux affaires de discrimination

Posté par Endy le 19 juin 2008

Encore et toujours la France se bat contre un ennemi qu’elle ne veut pas voir. On parle ici de « communautés », comme si les Chinois avaient des demandes de cet ordre, on parle de « laïcité » et de « religion » alors que nous avons affaire au sectarisme.
Quand allons-nous comprendre la différence réelle entre religion et secte ?  Est-ce une liberté de laisser des personnes en obliger d’autres à porter un signe disctinctif ou à agir comme ils le dictent ?
Et pourquoi diable prenons nous des gants ou devons-nous débattre ?

Oui, nous avons le devoir de mettre les Musulmans face à leur responsabilité quant à leurs pratiques contraires à l’éthique républicaine. Non, la discrimination, d’où qu’elle vienne, n’est pas une liberté.

Nos lois sont basées sur une certaine éthique, la loi musulmane sur une autre, cela devrait être évident pour tous. Si l’on veut vivre ensemble, quelles pratiques sommes-nous censés accepter ? Mais, en réalité, le débat ne devrait pas avoir lieu chez nos politiciens car la question devrait plutôt se poser ainsi : Les Musulmans sont-ils prêts oui ou non à accepter les lois de la France ?

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Laïcité: deux affaires relancent la polémique

 

Laure Daussy pour Le Figaro avec Le Parisien et AFP

Une piscine réservée aux femmes à certaines heures en Isère, un gymnase interdit aux hommes pour un tournoi dans l’Essonne… Certaines communes sont embarrassées par des demandes communautaires.

«Entrée du gymnase réservé aux femmes exclusivement». C’était écrit noir sur blanc sur l’affiche. Il s’agissait d’un tournoi de basket féminin intermosquées, prévu dimanche 29 juin au gymnase municipal de Vigneux, et interdit aux hommes, rapporte Le Parisien. La municipalité a finalement annulé mercredi soir la manifestation devant la polémique naissante.

 

« Je ne savais pas que c’était inter-mosquées et que les hommes étaient interdits d’accès s’est expliqué le maire UMP Serge Poinsot.

« Dès que j’ai su que c’était discriminatoire, j’ai interdit le prêt du gymnase. Je respecte les lois de la République ». L’opposition s’est dite « scandalisée ». « Prêter un équipement municipal pour un événement culturel avec un accès discriminant, c’est tout simplement contraire à la laïcité de l’Etat » s’est insurgé Patrice Finel, le chef de file de l’opposition.

 

Autre lieu, même polémique. Lundi dernier, dans l’Isère, à la Verpillière, la piscine municipale a été ouverte tout spécialement pour une cinquantaine de femmes et uniquement pour elles, dans un créneau de deux heures, sous la surveillance de maîtres nageurs femmes. «Une cinquantaine de nageuses de tous âges et de toutes nationalités confondues, toutes en maillot de bain, sans signe distinctif de religion, ont pu se baigner. Pour moi il s’agit d’un processus d’intégration » (l’intégration ? sans signe religieux et sans distinction de nationalités suffisent-ils à rendre cette mesure louable ? Non, elle est discriminante donc contraire à l’éthique et contraire à nos lois. Est-ce cela l’intégration ?) s’est défendu le maire Patrick Margier (Sans étiquette). Il a précisé par ailleurs que cette première séance était seulement un test, organisé par le centre social de la commune.

 

Mais la polémique fait rage. Un conseiller municipal d’opposition, ex-conseiller aux sports dans la municipalité (UMP) précédente, a dénoncé, dans le quotidien le Dauphiné libéré de mercredi, l’occupation d’un lieu laïc à des fins à tendances religieuses. «Quand nous étions à la mairie, nous avions reçu des demandes dans ce sens émanant de la communauté turque. Demandes auxquelles nous n’avions pas donné suite car la piscine est un bâtiment public, ouvert à tout le monde», a déclaré l’élu. L’affaire doit être débattue lors du prochain conseil municipal, le 26 juin.

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Le parti islamiste turque interdit ?

Posté par Endy le 3 juin 2008

Pas convaincu par la défense de l’AKP, le Haut Procureur soutient sa thèse de dissoudre le parti au pouvoir.

 

Le parti islamiste turque interdit ? dans Laicite contre Theocratie 3695

Après son examen de la réponse écrite de l’AKP à l’acte d’accusation initial, le procureur général Abdurrahman Yalcinkaya a présenté le 30 Mai son rapport d’évaluation au président de la Cour constitutionnelle dans laquelle il a réitéré sa demande de fermer l’AKP.

Le président du tribunal de grande instance a ensuite envoyé une copie du rapport du procureur à l’AKP, qui auront un mois pour préparer leur défense devant le tribunal. L’AKP et le procureur présenteront alors leur points de vue devant les 11 juges qui se prononceront sur l’affaire.

Source: Milliyet, Turquie, Mai 30, 2008

 

Une affaire à suivre de très près tant les répercussions seront évidemment nombreuses. 

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Algérie : un journaliste se lève contre l’obscurantisme d’état

Posté par Endy le 31 mai 2008

Ci-dessous un excellent article d’El-Watan dans son édition du 27 Mai. Comme le souligne Bivouac-ID, cet article devrait faire rougir de honte n’importe quel journaleux Français. Son ton est à comparer avec le ton employé actuellement alors que la justice Française est au prise avec la charia.

Dans un pays où il existe un ministère des Affaires Religieuses, Mr Aït-Larbi, fondateur de la Ligue Algérienne des Droits de l’Homme qui a pourtant déjà été inquiété par la justice de son pays (voir article ici), se permet de tirer à boulets rouges sur l’islam et le gouvernement. Un courage qu’ont très peu de nos journalistes qui préfèrent enfoncer des portes ouvertes, prisonniers qu’ils sont du fameux consensus mou (je l’appelle comme ça parce que, pour moi, le politiquement correct est plus « conscient »).

 

Il y a cependant un bémol à apporter à cet article formidable :
Mr Aït-Larbi écrit : « Instrumentalisée à des fins politiques, toutes les religions sont potentiellement liberticides« …etc. suivi du couplet habituel où toutes les religions se valant, le salut serait dans le respect de chacun.

 

Cela mériterait une page spéciale que je ferais dès que j’aurais deux minutes, mais je ne peux laisser dire, et on ne le peut si nous devons combattre la dictature et l’impérialisme islamique correctement, que l’islam serait « instrumentalisé » à des fins politiques car cette religion est surtout un système politique. Et non, toutes les religions ne se valent pas, et oui, certaines sont intrinsèquement violentes. Il s’agit une fois de plus de dénoncer cet égalitarisme béhat. Le respect (religieux, en tout cas) passe par la connaissance de nos différences, sans jugement de valeur sur la spiritualité, mais sûrement pas en tentant de tout niveler. Parlerait-il d’exclusion si nous devions nous protéger des sectes ou du nazisme ? Mr Aït-Larbi emploie pourtant le terme « national-islamiste« .

Placer le débat de l’islam sur la seule question de la religion revient à s’empécher de le combattre là où il est dangereux.

En attendant, ce qui se passe en Algérie en matière de persécution religieuse devrait être médité par tous les musulmans pacifiques qui vivent en France.

 

 

Faut-il brûler Habiba K. ?
de Arezki Aït Larbi

Les violations récurrentes des libertés viennent d’atteindre un seuil intolérable. La dernière en date est un procès en sorcellerie qui a eu pour théâtre le palais de justice de Tiaret. La victime, une femme de 37 ans, risque 3 ans de prison ferme pour délit de chrétienté.

C’est la peine requise, le 20 mai, par le procureur de la République (sic), qui l’accuse de « pratiquer un culte non musulman sans autorisation ».

Pour justifier la croisade contre un prétendu prosélytisme évangélique, les autorités invoquent la loi du 28 février 2006. Le procès de Habiba K. a pourtant révélé d’humiliantes persécutions pour délit de culte, sans autre base légale que larbitraire officiel béni par des effluves sacrées.

Aux jeux olympiques de la mauvaise foi, le ministre des Affaires religieuses serait médaille d’or. Prônant un discours d’ouverture vers l’étranger, il jure que « la liberté de culte est garantie par la Constitution », omettant toutefois d’ajouter : « A condition de ne pas l’exercer ! » Pour l’opinion nationale, il sort de la naphtaline la bonne vieille théorie du complot.

Plume au garde-à-vous, la presse nationale-islamiste signale, ici et là, des escadrons d’évangélistes américains crapahutant dans les villages de montagne pour convertir de jeunes égarés à coups de dollars et de visas, et préparer ainsi le terrain à l’intervention des GI’s ! Dans les faits, la réalité est plus triviale.

A Tiaret, on a arrêté une frêle jeune femme en possession de redoutables pièces à conviction : des bibles ! N’eut été la perversion qui a transformé des institutions républicaines en bras armé de l’inquisition, cette capture pittoresque des forces de l’ordre aurait prêté à sourire.

Devant le tribunal, le procès tourne à la farce, révélant une nouvelle fois les dessous d’une justice sous influence qui se couche au gré des fantasmes du sérail. Alors que le magistrat a pour rôle de dire le droit, voilà qu’il se métamorphose en directeur de conscience, lançant des fatwas d’indignité et prêchant des conversions à rebours.

Pour empêcher les journalistes de témoigner de cette ignominie, le juge décide, à la demande du procureur, de confisquer leurs carnets de notes ! Pitoyable réaction de notables de province qui réalisent brusquement que leurs dérapages de Pieds Nickelés risquent de plomber une carrière jusque-là prometteuse.

Dans ce climat de reddition idéologique qui a consacré le triomphe de l’obscurantisme au nom d’une réconciliation frelatée, même les « élites éclairées » ont fini par abdiquer leur devoir de vigilance pour se confondre en génuflexions devant les nouvelles règles du jeu. Là où il s’agit de réaffirmer avec force la liberté de conscience, des exégètes de bistrot invoquent la « tolérance de l’Islam envers les gens du livre » pour concéder aux pratiquants de « cultes non musulmans » quelques strapontins de sous-citoyens.

Briguant la palme du grotesque, ils présentent Habiba K., sans l’avoir jamais rencontrée, comme une menace… géostratégique (!), une Mata Hari du goupillon émargeant aux caisses noires de la CIA et du Mossad, dont la pratique spirituelle ne serait qu’une tenue de camouflage pour ébranler les peuples musulmans.

Vingt ans après la tragédie d’octobre 1988, le pays peine à exorciser ses vieux démons, et consacrer les libertés écrasées par le rouleau compresseur des arrangements claniques et des recompositions de sérail. Au nom de l’état d’urgence qui couvre bien des turpitudes, les institutions sont verrouillées, les manifestations interdites, les partis d’opposition laminés, les journalistes libres bâillonnés, les syndicalistes autonomes matraqués, la spiritualité soumise à licence.

Cette mise au pas de la société est grosse de risques. Elle a déjà enfanté l’émeute généralisée comme ultime moyen d’expression, la tragédie des « harraga » qui finissent en prison lorsqu’ils échappent à la mort, et plus grave encore, des affrontements communautaires.

Pour conjurer « l’ordre nouveau » des cagoulards, qui préparent dans l’ombre de terribles guerres ethniques, tribales et religieuses, il n’y a aucun miracle à attendre de l’Occident, ni des « segments modernistes » du sérail. L’heure est à la mobilisation, autonome et déterminée, pour imposer les libertés fondamentales aux tentations fascisantes, la pluralité de nos convictions à l’unicité de pensée, et le respect de nos différences à l’uniformisation sclérosante.

Avant d’affronter d’hypothétiques menaces étrangères, rappelons haut et fort que les chrétiens algériens sont d’abord des citoyens. Et dans une République, les citoyens sont tous soumis aux mêmes lois, qu’ils soient musulmans malékites, ibadites, chiites, agnostiques, catholiques, protestants, juifs, bouddhistes, ou athées…

Tout comme ils ont droit au même respect de leurs convictions et à la pratique libre de leur culte, tant qu’ils ne les imposent pas aux autres par la contrainte. La « christianophobie » qui a réduit les néo-convertis à vivre leur foi dans la clandestinité n’est, en fin de compte, qu’une diversion de faux dévots et de vraies canailles visant à occulter la jonction de l’autoritarisme officiel avec l’intégrisme sanguinaire recyclé. D’abord consommée dans les coulisses du sérail, cette sainte alliance s’affiche désormais au grand jour.

Devant le gotha national-islamiste réuni jeudi dernier à la place des Martyrs d’Alger, le Premier ministre en uniforme de grand calife a décrété que le Coran « représente la Constitution de la société algérienne ! » Un coup d’Etat sur tapis de prière qui n’a suscité aucune réaction d’indignation. Dans la sphère privée, toutes les croyances sont respectables.

Instrumentalisée à des fins politiques, toutes les religions sont potentiellement liberticides et peuvent engendrer de terribles drames et des fleuves de sang. Aux persécutions en cours, répondent, outre Méditerranée, les vociférations de l’extrême droite qui exigent, avec une certaine logique il faut le reconnaître, l’application du principe de réciprocité.

Les Algériens ont prohibé la bible ? Interdisons le Coran. Ils ferment des églises ? Détruisons les mosquées. Ils expulsent des prêtres ? Renvoyons Dalil Boubekeur, le recteur de la Mosquée de Paris, à son douar d’origine. En dépit des apparences, « croix et croissant gammés » se rejoignent en fin de compte dans un même combat : celui de l’intolérance, de l’exclusion et de la haine.

Un signe d’espoir, « l’appel à la tolérance et aux respects des libertés », publié en mars dernier par un groupe d’intellectuels algériens, a recueilli plus de 2500 signatures. Dépassant leurs divergences, ils ont dénoncé les violations des libertés démocratiques, réaffirmé le droit de chacun de pratiquer le culte de son choix, ou de ne pas pratiquer, proclamant ainsi cette farouche volonté de vivre ensemble, dans le respect de chacun.

Des dizaines de personnalités maghrébines, françaises et européennes ont soutenu cette initiative. En attendant d’autres formes de lutte plus déterminées, mais toujours pacifiques, les regards sont braqués sur le tribunal de Tiaret, où se joue le sort d’une femme, coupable d’avoir prié sans l’autorisation des gardiens du temple. Quel que soit le verdict qui sera prononcé, Habiba K. est déjà un symbole de courage et de liberté.

Source : El Watan

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Réciprocité : la tolérance religieuse en Algérie

Posté par Endy le 18 mai 2008

  • L’Algérie décide de financer la mosquée de Marseille (1 million d’euros).
  • L’Algérie envoie 29 imams pour les mosquées françaises.
  • L’Algérie fait tout cela avec la bénédiction du gouvernement français et de son C.C.M.

De cette tolérance, les Français en sont-ils remerciés par leurs compatriotes musulmans ?
Je n’ai encore rien vu sur ce sujet.
Et les autorités Algériennes, se montrent-elles, à leur tour, tolérantes ?
Voyons, la situation des Chrétiens en Algérie :

« le prêtre catholique Pierre Wallez, résidant en Algérie depuis de nombreuses années, a été condamné le 30 janvier dernier à un an de prison avec sursis par le tribunal de Maghnia (extrême ouest du pays). Il est accusé d’avoir animé en décembre 2007 un culte auprès de migrants chrétiens camerounais. Une action assimilée au prosélytisme.« 

Oui, si vous ne le savez pas encore, le prosélytisme religieux est interdit depuis Février 2006 en Algérie…
Cette loi prévoit « deux à cinq ans de prison ferme et une amende de 5 000 à 10 000 euros contre toute personne qui incite, contraint ou utilise des moyens de séduction visant à convertir un musulman à une autre religion« .

« Selon Mustapha Krim, président des Eglises protestantes en Algérie, la préfecture de Tizi-Ouzou, capitale de la grande Kabylie, a suspendu récemment deux Eglises (…). Ces fermetures s’ajoutent aux huit autres opérées dans l’ensemble du pays depuis le début de l’année« .

Ha.
On ferme aussi des églises…

« A Oran, le père Hugh Johnson, en retraite depuis 2006, vit toujours sous la menace d’une expulsion. Il attend la réponse au recours introduit devant le Conseil d’Etat.« 

A la retraite mais expulsable quand même…

«  Il n’est pas possible pour les prêtres français d’obtenir des visas pour l’Algérie, à l’image de l’évêque de Pontoise Mgr Riocreux qui s’est vu refusé une visite à la communauté catholique d’Algérie, en mars 2008« 

Chrétien, donc on ferme les portes… Pourtant, un évèque. C’est pas le premier évangéliste venu. Mais « non » c’est « non ». L’excuse évoquée ci-dessous à propos des évangéliques américains ne tient pas :
« 
Les dignitaires musulmans accusent les évangéliques américains de cibler tout le pays et de profiter des difficultés sociales des gens pour les convertir au christianisme à coup d’argent et de promesses.« 

Et le gouvernement ? Est-il plus tolérant ?

« Le ministre algérien des Affaires religieuses, Bouabdellah Ghlamallah : « J’assimile l’évangélisation au terrorisme. » a-t-il déclaré dans un entretien au journal « L’Expression » au début du mois de mars.« 

Le problème c’est que le terrorisme islamiste (et donc celui qui fait des morts en Algérie) il ne l’assimile pas au terrorisme. Car la volonté apparente de combattre ce fléau (par exemple, avec une collaboration avec les autorités Marocaines) ne se dédouble pas d’une condamnation des causes.

« Et de confirmer : « J’ai demandé aux imams de rappeler aux jeunes que les prêtres ne viennent pas en Algérie parce qu’ils l’aiment ou parce qu’ils aiment le christianisme, mais pour créer une minorité qui donnerait un prétexte pour les puissances étrangères en vue de s’ingérer dans nos affaires au nom de la protection des minorités« 

Là, c’est sùr, il parle en connaissance de cause. Notre bon vieux Ghlamallah vend la mêche sur ses véritables intentions concernant le financement de l’islam en France. Non ? C’est à si méprendre pourtant.

Evèque qui se voit refuser son visa, prêtres emprisonnés, fermeture d’églises pour cause d’intolérance, propos injurieux et diffamatoires, gouvernement proche de la théocratie... Voilà de quoi alimenter nos journaux, nos TV. Voilà de quoi faire bondir notre gouvernement. Voilà de quoi faire s’indigner les MRAP, LDH, LCR, CGT…
Non ?
Personne ?
La tolérance ne serait appliquable que dans notre pays ?

Réciprocité : la tolérance religieuse en Algérie dans Laicite contre Theocratie theocratie

Le 17 avril 2006, le quotidien L’Expression rapportait en ces termes les propos de Bouteflika lors d’une visite à Constantine: « Nous n’accepterons pas que nos enfants oublient leur religion pour le christianisme sous prétexte de démocratie. » Quelques mois plus tard, l’Algérie votait la loi sur la « Régulation des pratiques religieuse »

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