le Coran arabe-français par ordre chronologique

Posté par Endy le 3 juin 2008

Un chercheur lausannois révèle à travers un livre majeur des aspects souvent méconnus du texte sacré des musulmans.

 

le Coran arabe-français par ordre chronologique dans Generalites photo_sami_aldeeb_12_mai_2008 

Sami Aldeeb, chrétien d’origine palestinienne et de nationalité suisse, chercheur responsable du droit arabo-musulman à l’Institut suisse de droit comparé à Lausanne, a publié aux Editions de l’Aire, en Avril, le Coran arabe-français par ordre chronologique (versets classés dans l’ordre chronologique où ils ont été révélés).

Extraits de l’interview parue sur Le Nouvelliste On Line

 

Pourquoi un Coran chronologique?

Les versets du Coran ne sont pas classés selon l’ordre chronologique de leur révélation, ce qui rend sa lecture difficile.

En résumé, selon la tradition, quinze à vingt ans déjà après la mort de Mahomet, le Califat a ordonnancé les chapitres et versets du Coran. On a alors placé au début du livre les chapitres les plus longs alors qu’ils ont été révélés plus tard (de 622 à 632 après J.-C. dans notre calendrier), durant la période de Médine où Mahomet était devenu également un chef d’Etat.

Cela explique que ces chapitres contiennent surtout des normes légales. Les versets y sont plus sévères car ils règlent les guerres, la société, etc.

Par contre, les chapitres suivants du Coran correspondent à la première période de Mahomet prophète (À La Mecque, révélation de 610 à 622).

Ces chapitres sont plus poétiques et moralisateurs. Bref, selon la chronologie, on lit actuellement le Coran à l’envers ce qui le rend peu compréhensible au profane.

J’ai remis cela à l’endroit en me servant des indications de l’Université al-Azhar, au Caire, qui fait autorité dans l’islam sunnite.

Quel est l’intérêt de cet ordre chronologique?

L’on voit ainsi comment s’est développée la révélation, comment elle a évolué de la partie prophétique et poétique à la partie plus légaliste. Il y a d’ailleurs un courant de l’islam – qui n’est certes pas admis dans les universités du monde musulman mais qui se fait entendre sur l’internet notamment – qui préconise de s’en tenir surtout à la première partie du Coran, moins violente et plus prophétique. Cela permettrait de replacer les normes islamiques dans leur contexte historico-culturel et de réinterpréter le Coran pour n’en appliquer que les principes moraux et universels.

La plupart des intellectuels libéraux musulmans se relient à ce courant appelé «coraniste» qui consiste à revenir à un islam «pur». Pour l’instant, ils ne peuvent s’exprimer vraiment publiquement qu’en Europe.

Mais il y aussi à côté du Coran, les hadiths, ces faits et gestes de Mahomet qui sont contenus dans d’innombrables recueils formant la Sunnah, la tradition…

Oui, et ils influencent beaucoup la charia ou droit musulman dont ils sont la deuxième source. La lapidation des femmes adultères ou la mise à mort des apostats par exemple se trouvent dans les hadiths et pas dans le Coran.

Un autre courant coraniste, lui aussi rejeté par l’islam officiel, propose d’enlever de la Charia tout ce qui n’est pas dans le Coran.

En fait, en éditant votre Coran traduit et annoté, vous n’aviez pas seulement en tête d’en faciliter la lecture…

Oui, le but est aussi de fournir aux chercheurs et aux étudiants musulmans un outil polyvalent, pratique et respectueux de leur tradition pour les aider à lire correctement le Coran et à développer leur esprit critique. Auparavant cet instrument n’existait pas. C’est maintenant aux musulmans de construire leur réflexion sur ces bases objectives.

Site de Sami Aldeeb : http://www.sami-aldeeb.com

 

 

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« L’islam, comme les autres religions, doit accepter la critique »

Posté par Endy le 20 mai 2008

A PROPOS DE Mme NASREEN ET DU JOURNAL 20 MINUTES :

Taslima Nasreen (ou Nasrin) est une écrivain née en 1962 dans une famille musulmane de Mymensingh, au Bangladesh. Elle a d’abord été gynécologue avant de se consacrer définitivement à l’écriture. Son premier roman, Lajja (La Honte), publié en 1994, lui a valu une condamnation à mort par une fatwa qui l’a obligée à quitter son pays.
Taslima Nasreen fait campagne pour l’émancipation des femmes et contre l’oppression des minorités non-islamiques dans les sociétés islamiques telles que son pays d’origine, le Bangladesh
Mme Nasreen a plus d’une fois évoqué le fait que
« Les médias occidentaux et les intellectuels font preuve de lâcheté concernant l’islam et ses dogmes », il n’y a rien de plus vrai et la preuve en est avec cette interview parue dans le journal gratuit « 20 Minutes ». Oh bien sur c’est une toute petite chose comparé au fait que Mme Nasrenn ait pu s’exprimer librement mais quand même, voici :
Le journal papier « 20 minutes » a d’abord titré en première page avec une phrase de l’interview que j’ai moi-même employé : « L’islam, comme les autres religions, doit accepter la critique ». Quelle ne fut pas ma surprise de constater que le site du journal avait changé le titre : « 
Si je ne peux pas rentrer en Inde, je vais mourir » avec pour sous-titre : L’exil, cette « torture mentale » Le tout, perdu dans les infos quotidiennes (puisque les infos sont ajoutées sur le site au fur et à mesure qu’elles arrivent)
Encore une fois, c’est une toute petite chose. Il n’empêche : c’est un recul.

INTERVIEW DE TALISMA NASREEN

Pourquoi les autorités indiennes ont-elles décidé de vous enfermer, vous, et pas les islamistes qui vous menaçaient ?

Le gouvernement indien ne veut pas perdre de voix, même quand elles viennent de criminels. Les autorités n’ont rien fait contre eux, mais contre moi. Pour les satisfaire, c’est moi qu’ils ont arrêtée et placée en résidence surveillée. Or, émettre une fatwa contre quelqu’un est illégal en Inde. Pire, à Hyderâbâd, en septembre 2007, j’ai été physiquement attaquée par des islamistes. Mais personne n’a été inquiété par la justice.

Pourtant, en 1994, lorsque vous avez dû quitter le Bangladesh, l’Inde vous avait défendue…

Je suis une écrivain laïque. Quand j’ai été attaquée au Bangladesh, en 1994, beaucoup d’écrivains, d’hommes politiques, de partis politiques indiens ont pris position en ma faveur. Mais en 2008, quand la même chose est arrivée en Inde, personne, ou très peu, ne m’a défendue. Parce qu’au­jourd’hui, en Inde, la défense des minorités semble supplanter la défense de la laïcité. Or, c’est une erreur, le fondamentalisme reste du fondamentalisme même s’il provient d’une minorité opprimée, comme celle des musulmans en Inde. L’Inde, qui se veut une grande démocratie, devrait défendre des voix comme la mienne. Pour moi, les droits de l’homme ne sont pas compatibles avec les religions. L’islam, comme les autres religions, doit accepter la critique. On me considère comme un écrivain anti-islam, mais ce n’est pas le cas, je critique toutes les religions. Sauf que, pour l’instant, on ne peut pas critiquer l’islam.

D’autant plus quand on est une femme, comme vous l’écrivez dans votre livre ?

Oui, je crois que si j’avais été un homme, je n’aurais pas été forcée de quitter le Bangladesh, puis l’Inde. Parce que traditionnellement, en Inde, au Bangladesh et dans le sous-continent en général, les femmes sont calmes et douces et ne prennent pas la parole. Le fait que je le fasse, cela dérange tout le monde : les islamistes bien sûr, mais aussi les athées dont certains sont très misogynes, ou même les communistes, qui, en Inde, sont très attachés au schéma patriarcal.

Comment, dans un tel environnement, avez-vous pu devenir féministe ?

J’ai été élevée dans un milieu peu religieux, mais très conservateur. Assez rapidement, je me suis interrogée sur les raisons pour lesquelles je n’étais pas autorisée à faire les mêmes choses que les hommes. Sans rien lire, sur la base de mon expérience, j’en ai conclu que les femmes n’étaient pas traitées comme des êtres humains à part entière. Et j’ai commencé à me battre contre cela, seule. Mais dès que j’ai commencé à écrire, j’ai reçu beaucoup de soutien. J’ai reçu autant d’amour de mes lecteurs que de haine de mes détracteurs.

Vous réussissez à écrire en ce moment ?

Non, je suis trop déprimée. En 1994 aussi, quand j’ai été expulsée du Bangladesh, je n’ai pas pu écrire pendant des mois. Le cauchemar recommence. Cela me tue. Si je ne peux pas rentrer en Inde, je vais mourir. Le Bangladesh, l’Inde sont mon oxygène.

Recueilli par Armelle Le Goff pour 20 Minutes, éditions du 20/05/2008

LA RELIGION AU BANGLADESH :

La religion officiel est bien sur l’islam et regroupe 83% de la population essentiellement des Sunnites, ce qui en fait le troisième plus grand pays musulman après l’Indonésie et le Pakistan. La société musulmane est divisée en trois « classes » :
(1.) L’ Ashraf (La plus haute), (2.) L’Ajlaf (moyenne) et (3.) L’ Arzal (La plus basse).
Economiquement, le PNB par tête est un des plus bas du monde : 440 dollars en 2005 (Inde 620 dollars, Chine 1 290, France 30 100). 36 % de la population vit avec moins de 1 euro par jour.

 

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Mourir pour Al-Qaïda

Posté par Endy le 16 mai 2008

Voici l’histoire d’un jeune homme musulman bien sous tout rapport. Elle ne diffère en rien de mille et un témoignages sur les sectes (en particulier la distortion entre « rêve » et réalité, et l’utilisation par un groupe, d’une âme révoltée ou fragilisée). J’ai décidé de l’inclure à ce blog destiné à la critique de l’islam et surtout aux réactions qui l’accompagnent, parce que ce témoignage est une nouvelle preuve que le coran contient ce qu’il faut pour produire des fanatiques de toutes sortes. La situation internationale, toujours présentée comme la responsable d’actes exceptionnels, n’est en fait qu’un détonateur utilisé par les groupes radicaux. Ce détonateur ne peut agir que sur des âmes déjà prêtes, sur une mentalité qui a déjà acceptée les grandes lignes du jihad. Ce détonateur peut s’appeler « guerre en Irak », « caricatures de Mahomet », « banlieues de grandes villes »… peu importe si la situation est réelle ou fantasmée, peu importe si elle n’est qu’un prétexte, l’important est que l’impérialisme musulman y trouve son compte au détriment de l’individualité, de l’humanisme élémentaire et de la réflexion.

Mourir pour Al-Qaïda dans Generalites kinder1

 

 

Cet article de Farid Alilat paru le 10 février 2008 dans le magazine hebdomadaire Jeune Afrique relate l’histoire de Zouheir, recruté par Al-Qaïda au Maghreb alors qu’il voulait se battre en Irak et qui finit par prendre la fuite. Le récit est un exemple du mode de recrutement d’Al-Qaïda au Maghreb et révèle que les djihadistes « semblent privilégier l’attentat suicide comme mode opératoire », ainsi que l’indique l’auteur. Extraits:

Zouheïr Abzar se met à fréquenter assidûment la mosquée

« Zouheïr Abzar, 26 ans, rêvait de partir en Irak pour y mourir en martyr. Au début de 2007, après six mois d’endoctrinement, il rejoint les maquis d’Al-Qaïda au Maghreb, en Kabylie (…)
Natif de Mohammedia, un quartier populaire à l’est d’Alger, Zouheïr est issu d’une famille aisée. Un père commerçant, une mère au foyer, sept frères et sœurs. Poli mais introverti, ce jeune homme sans histoire suivait une formation pour devenir électricien. Ses proches assurent que ce mordu de foot ne s’adonnait à aucun vice connu.Alors que la religion ne faisait pas partie de ses centres d’intérêt, Zouheïr se met brusquement à faire la prière au début de l’été 2006. Il fréquente assidûment la mosquée du coin, se lève aux aurores pour la prière de l’aube et ne rentre jamais à la maison avant d’accomplir celle du soir. Un regain de religiosité qui n’éveille guère les soupçons de son entourage. (…) »

Des vacances dans un camp d’entraînement djihadiste

« Juillet 2006. Zouheïr passe quelques jours de vacances dans la région de Zemmouri, à 60 kilomètres à l’est d’Alger, tenue pour l’un des fiefs des activistes de l’ex-GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat). (…)
Au cours de son séjour, qui dure une dizaine de jours, il fait connaissance avec un dénommé « Aïssa », 35 ans, qui n’est autre que le responsable du recrutement d’Al-Qaïda au Maghreb pour la zone est d’Alger. Aïssa prend Zouheïr sous son aile et lui recommande chaudement de se rendre à la mosquée de l’Apreval, dans le quartier de Kouba. Ce que l’apprenti kamikaze ne manquera pas de faire, sitôt les vacances terminées. »

Rencontre de Cheikh Amine, diplômé de théologie en Arabie Saoudite

« Dans ladite mosquée officie l’imam Amine Kerkouche, dit « Cheikh Amine ». Diplômé de théologie en Arabie saoudite, ancien élève de l’ex-numéro deux du Front islamique du salut (FIS, dissous) Ali Benhadj, l’imam est un redoutable tribun dont l’ascendant sur nombre de fidèles est certain. (…)
Avec Cheikh Amine, le rituel est immuable. La prière du soir expédiée, il organise des halaqat (cercles de discussion), exhorte ses auditeurs au djihad en délivrant des prêches dont les thèmes tournent invariablement autour de la guerre en Irak. (…)

« Zouheïr martèle son désir de partir en Irak pour y mourir en ‘martyr’  » Mais « pour prétendre mourir en martyr, ajoute-t-il, il est nécessaire de subir une préparation physique, morale et spirituelle dans les camps d’Al-Qaïda au Maghreb. »

« Galvanisé par les prêches de Cheikh Amine, Zouheïr martèle à l’envi son désir de partir en Irak pour y mourir en « martyr » comme son idole Abou Moussab al-Zarqaoui, ce chef d’Al-Qaïda abattu par l’armée américaine le 7 juin 2006. L’imam tempère ses ardeurs, le fait patienter. Mais un événement va bouleverser Zouheïr et le renforcer dans sa détermination: l’exécution de Saddam Hussein, le 30 décembre 2006. (…)
Il s’en remet une fois de plus à l’imam. ‘Je veux que l’on m’indique la route pour aller en Irak afin de venger Saddam.’ Peu de temps après cette énième demande, le prédicateur de Kouba le met en contact avec un homme censé recruter des volontaires pour l’Irak. Celui-ci explique à Zouheïr que le chemin de Bagdad est long et qu’il passe d’abord par les maquis de Kabylie. Pour prétendre mourir en martyr, ajoute-t-il, il est nécessaire de subir une préparation physique, morale et spirituelle dans les camps d’Al-Qaïda au Maghreb. »

Conditions: un passeport valide, garder le silence, détruire les photos et autres indices

« S’ensuivent une série de recommandations que les candidats sont priés de suivre. D’abord, ils doivent disposer d’un passeport en cours de validité. Ceux qui n’en possèdent pas sont invités à déposer un dossier auprès de leur daïra (sous-préfecture). Ensuite, ils doivent garder le silence absolu autour du projet et ne jamais en parler à quiconque, pas même à leur père ou à leur mère. Dernière consigne et non des moindres: les volontaires doivent détruire toutes leurs photos pour éviter de laisser une trace, un indice pouvant permettre aux services de sécurité de les identifier une fois que leur disparition aura été signalée. »

Téléphones et passeports sont confisqués

« Janvier 2007. Une semaine après avoir été contacté par l’agent recruteur, Zouheïr se rend à la gare routière de Kharrouba, non loin de l’aéroport d’Alger. De là, il est discrètement conduit, avec six autres recrues, dans la ville de Bordj Menaïel (à 40 kilomètres à l’est de Boumerdès, en Kabylie), puis dans les montagnes de la région. Dès l’arrivée des volontaires dans les maquis, téléphones et passeports sont confisqués et les communications avec la famille et les proches interdites. Isolés des émirs et des vétérans, répartis en petits groupes de cinq à six hommes et étroitement surveillés par un terroriste aguerri, ils passent leur temps à faire des exercices physiques, à creuser des tranchées, couper du bois, construire des casemates, puiser de l’eau, laver le linge et préparer à manger. Les journées sont rythmées par des prêches sur le djihad contre le pouvoir algérien, la guerre en Irak, en Afghanistan, le conflit israélo-palestinien… Là aussi, ces longues séances de prédication sont régulièrement accompagnées de vidéos d’attentats kamikazes perpétrés en Algérie, d’attaques contre les services de sécurité, ainsi que de faits d’armes de djihadistes irakiens. »

« Il prend surtout conscience qu’on le prépare à mourir en Algérie, lui, l’apprenti kamikaze qui rêvait de combattre en Irak »

« Une fois la période d’adaptation achevée, Zouheïr est initié aux founoune al-qital (‘les arts de la guerre’). Réunis autour d’un instructeur, lui et les nouveaux volontaires apprennent le maniement des armes, les techniques d’acheminement des explosifs et de pose de bombes, ainsi que les différentes ruses pour échapper aux opérations de ratissage. Toutefois, au fil des jours et des semaines, Zouheïr découvre la réalité des maquis algériens. Outre la peur, les privations, le froid, le manque d’hygiène, la promiscuité, la nourriture infecte (généralement des pâtes et du pain sec), le manque de sommeil, la traque, il prend surtout conscience qu’on le prépare à mourir en Algérie, lui, l’apprenti kamikaze qui rêvait de combattre en Irak.

Trois mois après s’être porté volontaire pour mourir à Bagdad, il prend la fuite à la faveur d’une ronde de surveillance, erre pendant plusieurs jours dans la montagne avant de regagner Alger. Peu de temps après son retour, il est arrêté par la police avant d’être incarcéré dans une prison de la capitale. »

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Fouad Al-Farhan est libéré mais Internet reste censuré

Posté par Endy le 5 mai 2008

Fouad Al-Farhan est libéré mais Internet reste censuré dans Generalites fouad_banner-790630

Fouad Al-Farhan est un blogger Saoudien qui a décidé de publier, sous son vrai nom, des critiques sur le système et les autorités d’Arabie Saoudite. Mal lui en a pris puisqu’il fut arrété le 10 décembre dernier après avoir publié un article sur des prisonniers politiques. Selon lui, les autorités ont pensées qu’il voulait mettre sur pied une campagne pour les libérer. Les mêmes autorités ont cependant déclarées que « son arrestation est sans rapport avec la sécurité intérieure ». Sans préciser de quoi elles l’accusaient. Al-Farhan avait déjà eu maille à partir avec la justice, son blog ayant été fermé une première fois en Juillet 2007. Après trois mois de prison pour avoir osé parler librement, le voilà rentré chez lui. C’est tant mieux. C’est aussi une petite victoire pour la liberté d’expression. Quoi que…

- Le gouvernement saoudien vient de réduire l’accès à internet pour « combattre le terrorisme et les activités immorales ». Cette limitation concerne plus précisément les points suivants : terrorisme, pornographie, diffamation, fraude, violation des valeurs religieuses… bref, un fourre-tout laissant les mains libres à la censure.

- Tout cela n’est pas puni d’une simple interdiction de toile mais aussi de 10 années de prison et d’1,3 millions de dollars d’amende pour les activités liées au terrorisme et de 5 années et de 800.000 dollars d’amende pour celles liées à la pornographie et aux valeurs religieuses.

- Il existe des centaines de bloggers en Arabie Saoudite mais peu d’entre-eux postent sous leur véritable identité. Un blogger Saoudien, Ahmad Al-Omran, estime que « l’arrestation de Fouad Al-Farhan était sans doute une intimidation à l’adresse des autres bloggers ».

http://www.alfarhan.org

 

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Cimetières profanés : une indignation très selective

Posté par Endy le 1 mai 2008

Si il est un acte odieux par dessus tous, si il est un acte qui prouve que nos contemporains ne connaissent plus le (les) sens du mot « sacré » c’est bien celui des profanations de sépultures.
Rien, pas même une haine tenace envers les pires des criminels ne sauraient justifier qu’on s’en prenne à des tombes, quelque soit la confession des disparus.

Mais puisque je parle ici essentiellement de la critique envers l’islam et de son devenir dans notre société, je ne peux que m’interroger sur le sort médiatique et politique qui est réservé aux profanations de cimetières chrétiens par rapport à ceux des autres religions.

DEUX POIDS, DEUX MESURES ?

Ainsi cinq tombes chrétiennes ont fait l’objet d’une profanation à caractère nazi dans le cimetière de Friville-Escarbotin près d’Abbeville (Somme) le 23 avril. Mais, contrairement aux 148 tombes musulmanes profanées dans la nuit de samedi 5 avril à dimanche 6 dans un cimetière près d’Arras, les 5 tombes chrétiennes ne semblent intéressés personne (à l’exception notable du PS qui s’est fendu d’un communiqué). Ainsi, pendant que les images pleuvent à la TV ou sur le net, que les communiqués tombent, que les interviews se succèdent à la radio pour s’indigner sur ces actes barbares perpétrés sur des tombes musulmanes, Nicolas Sarkozy, François Fillon, Rachida Dati et Michelle Alliot-Marie n’ont pas fait part de leur indignation pour la profanation des tombes chrétiennes, le MRAP et SOS Racisme n’ont pas promis de trainer les coupables devant les tribunaux. Pourquoi ? Parce que le rôle de victime est déjà pris. Désolé.
L’ « anti-fascisme » du gouvernement et des associations subventionnées par l’Etat a bel et bien une limite et c’est celle-ci : les victimes ne peuvent faire partie de la « majorité visible ». C’est une preuve de plus que leur combat est avant tout idéologique et qu’il convient de le traiter comme tel.

Mais pire encore, cet « anti-fascisme » sélectif cache une horrible réalité :

En France,
9 cimetières profanés sur 10 sont chrétiens
15 sépultures chrétiennes sont saccagées CHAQUE SEMAINE.

Quelques exemples de procès en cours :

- Profanations du cimetière de Lège-Bourg
- Profanations dans le cimetière de Toulouse
- Profanation du cimetière de Notre-dame de Lorette
- Profanation du cimetière de La Rochelle 

Malheureusement pour les familles deux fois endeuillées, le politiquement correct ne se soucie guère des indigènes chrétiens…

http://www.dailymotion.com/video/x57tid

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L’Islam et sa critique

Posté par Endy le 20 avril 2008

 

Aujourd’hui critiquer l’Islam équivaut pour beaucoup de musulmans et certains non-musulmans à être un raciste anti-arabes. Pourtant l’ Oumma (la communauté d’Allah) n’est pas un groupe humain ethnique, que je sache, on ne peut donc pas racialiser la question. Il existe en effet des musulmans Asiatiques, Africains, Européens…

critique De même, la gauche, l’extrême-gauche (excepté les anars) et une partie de l’extrême-droite française, dénoncent rarement les crimes des fondamentalistes musulmans sauf, bien sur, s’il s’agit d’un attentat spectaculaire et médiatisé. Mais même en ce cas, ils dénoncent les Etats-Unis, Israël et parfois l’Europe comme en étant les responsables directs. Critiquez ce point de vue et vous êtes alors taxé de « sioniste », de « bushiste » ou de « facho » suivant le cas. Mais il y a pire :
Dénoncer l’application d’une partie de la Charia en France ou les demandes répétées des musulmans en ce sens est tout aussi condamnable pour ces bien-penseurs et cette fois, en plus d’être raciste ou sioniste, vous voici intronisé « intolérant ».

 

RENVERSEMENT DES RÔLES

Dans tous les cas, il y a inversion des rôles, le musulman devenant une « victime », ou de notre critique ou de notre volonté de ne pas laisser se mettre en place des pratiques liberticides.
Cette dérive me rappelle une attitude décrite et dénoncée par Thomas Sowell :

« Je suis une victime. Donc, si vous n’accédez pas à mes demandes, et si vous ne me laissez pas marcher sur vous comme sur un paillasson, c’est une preuve que vous êtes une personne méchante, remplie de haine. »
Quelles que soient ses faiblesses logiques, cette tactique a connu un grand succès en politique. Les seules récompenses que l’on récolte, en répondant aux demandes irresponsables, sont encore plus de demandes irresponsables.
Notre vulnérabilité envers de telles méthodes est bien plus dangereuse que toute autre sujet particulier ou tout groupe spécifique, parce qu’elle veut dire que nous sommes des cibles faciles pour tous les démagogues politiques rusés qui se présentent et qui choisissent de nous retirer tout ce que nous avons, y compris notre liberté »

Nous voici prévenu.

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