Algérie : un journaliste se lève contre l’obscurantisme d’état

Posté par Endy le 31 mai 2008

Ci-dessous un excellent article d’El-Watan dans son édition du 27 Mai. Comme le souligne Bivouac-ID, cet article devrait faire rougir de honte n’importe quel journaleux Français. Son ton est à comparer avec le ton employé actuellement alors que la justice Française est au prise avec la charia.

Dans un pays où il existe un ministère des Affaires Religieuses, Mr Aït-Larbi, fondateur de la Ligue Algérienne des Droits de l’Homme qui a pourtant déjà été inquiété par la justice de son pays (voir article ici), se permet de tirer à boulets rouges sur l’islam et le gouvernement. Un courage qu’ont très peu de nos journalistes qui préfèrent enfoncer des portes ouvertes, prisonniers qu’ils sont du fameux consensus mou (je l’appelle comme ça parce que, pour moi, le politiquement correct est plus « conscient »).

 

Il y a cependant un bémol à apporter à cet article formidable :
Mr Aït-Larbi écrit : « Instrumentalisée à des fins politiques, toutes les religions sont potentiellement liberticides« …etc. suivi du couplet habituel où toutes les religions se valant, le salut serait dans le respect de chacun.

 

Cela mériterait une page spéciale que je ferais dès que j’aurais deux minutes, mais je ne peux laisser dire, et on ne le peut si nous devons combattre la dictature et l’impérialisme islamique correctement, que l’islam serait « instrumentalisé » à des fins politiques car cette religion est surtout un système politique. Et non, toutes les religions ne se valent pas, et oui, certaines sont intrinsèquement violentes. Il s’agit une fois de plus de dénoncer cet égalitarisme béhat. Le respect (religieux, en tout cas) passe par la connaissance de nos différences, sans jugement de valeur sur la spiritualité, mais sûrement pas en tentant de tout niveler. Parlerait-il d’exclusion si nous devions nous protéger des sectes ou du nazisme ? Mr Aït-Larbi emploie pourtant le terme « national-islamiste« .

Placer le débat de l’islam sur la seule question de la religion revient à s’empécher de le combattre là où il est dangereux.

En attendant, ce qui se passe en Algérie en matière de persécution religieuse devrait être médité par tous les musulmans pacifiques qui vivent en France.

 

 

Faut-il brûler Habiba K. ?
de Arezki Aït Larbi

Les violations récurrentes des libertés viennent d’atteindre un seuil intolérable. La dernière en date est un procès en sorcellerie qui a eu pour théâtre le palais de justice de Tiaret. La victime, une femme de 37 ans, risque 3 ans de prison ferme pour délit de chrétienté.

C’est la peine requise, le 20 mai, par le procureur de la République (sic), qui l’accuse de « pratiquer un culte non musulman sans autorisation ».

Pour justifier la croisade contre un prétendu prosélytisme évangélique, les autorités invoquent la loi du 28 février 2006. Le procès de Habiba K. a pourtant révélé d’humiliantes persécutions pour délit de culte, sans autre base légale que larbitraire officiel béni par des effluves sacrées.

Aux jeux olympiques de la mauvaise foi, le ministre des Affaires religieuses serait médaille d’or. Prônant un discours d’ouverture vers l’étranger, il jure que « la liberté de culte est garantie par la Constitution », omettant toutefois d’ajouter : « A condition de ne pas l’exercer ! » Pour l’opinion nationale, il sort de la naphtaline la bonne vieille théorie du complot.

Plume au garde-à-vous, la presse nationale-islamiste signale, ici et là, des escadrons d’évangélistes américains crapahutant dans les villages de montagne pour convertir de jeunes égarés à coups de dollars et de visas, et préparer ainsi le terrain à l’intervention des GI’s ! Dans les faits, la réalité est plus triviale.

A Tiaret, on a arrêté une frêle jeune femme en possession de redoutables pièces à conviction : des bibles ! N’eut été la perversion qui a transformé des institutions républicaines en bras armé de l’inquisition, cette capture pittoresque des forces de l’ordre aurait prêté à sourire.

Devant le tribunal, le procès tourne à la farce, révélant une nouvelle fois les dessous d’une justice sous influence qui se couche au gré des fantasmes du sérail. Alors que le magistrat a pour rôle de dire le droit, voilà qu’il se métamorphose en directeur de conscience, lançant des fatwas d’indignité et prêchant des conversions à rebours.

Pour empêcher les journalistes de témoigner de cette ignominie, le juge décide, à la demande du procureur, de confisquer leurs carnets de notes ! Pitoyable réaction de notables de province qui réalisent brusquement que leurs dérapages de Pieds Nickelés risquent de plomber une carrière jusque-là prometteuse.

Dans ce climat de reddition idéologique qui a consacré le triomphe de l’obscurantisme au nom d’une réconciliation frelatée, même les « élites éclairées » ont fini par abdiquer leur devoir de vigilance pour se confondre en génuflexions devant les nouvelles règles du jeu. Là où il s’agit de réaffirmer avec force la liberté de conscience, des exégètes de bistrot invoquent la « tolérance de l’Islam envers les gens du livre » pour concéder aux pratiquants de « cultes non musulmans » quelques strapontins de sous-citoyens.

Briguant la palme du grotesque, ils présentent Habiba K., sans l’avoir jamais rencontrée, comme une menace… géostratégique (!), une Mata Hari du goupillon émargeant aux caisses noires de la CIA et du Mossad, dont la pratique spirituelle ne serait qu’une tenue de camouflage pour ébranler les peuples musulmans.

Vingt ans après la tragédie d’octobre 1988, le pays peine à exorciser ses vieux démons, et consacrer les libertés écrasées par le rouleau compresseur des arrangements claniques et des recompositions de sérail. Au nom de l’état d’urgence qui couvre bien des turpitudes, les institutions sont verrouillées, les manifestations interdites, les partis d’opposition laminés, les journalistes libres bâillonnés, les syndicalistes autonomes matraqués, la spiritualité soumise à licence.

Cette mise au pas de la société est grosse de risques. Elle a déjà enfanté l’émeute généralisée comme ultime moyen d’expression, la tragédie des « harraga » qui finissent en prison lorsqu’ils échappent à la mort, et plus grave encore, des affrontements communautaires.

Pour conjurer « l’ordre nouveau » des cagoulards, qui préparent dans l’ombre de terribles guerres ethniques, tribales et religieuses, il n’y a aucun miracle à attendre de l’Occident, ni des « segments modernistes » du sérail. L’heure est à la mobilisation, autonome et déterminée, pour imposer les libertés fondamentales aux tentations fascisantes, la pluralité de nos convictions à l’unicité de pensée, et le respect de nos différences à l’uniformisation sclérosante.

Avant d’affronter d’hypothétiques menaces étrangères, rappelons haut et fort que les chrétiens algériens sont d’abord des citoyens. Et dans une République, les citoyens sont tous soumis aux mêmes lois, qu’ils soient musulmans malékites, ibadites, chiites, agnostiques, catholiques, protestants, juifs, bouddhistes, ou athées…

Tout comme ils ont droit au même respect de leurs convictions et à la pratique libre de leur culte, tant qu’ils ne les imposent pas aux autres par la contrainte. La « christianophobie » qui a réduit les néo-convertis à vivre leur foi dans la clandestinité n’est, en fin de compte, qu’une diversion de faux dévots et de vraies canailles visant à occulter la jonction de l’autoritarisme officiel avec l’intégrisme sanguinaire recyclé. D’abord consommée dans les coulisses du sérail, cette sainte alliance s’affiche désormais au grand jour.

Devant le gotha national-islamiste réuni jeudi dernier à la place des Martyrs d’Alger, le Premier ministre en uniforme de grand calife a décrété que le Coran « représente la Constitution de la société algérienne ! » Un coup d’Etat sur tapis de prière qui n’a suscité aucune réaction d’indignation. Dans la sphère privée, toutes les croyances sont respectables.

Instrumentalisée à des fins politiques, toutes les religions sont potentiellement liberticides et peuvent engendrer de terribles drames et des fleuves de sang. Aux persécutions en cours, répondent, outre Méditerranée, les vociférations de l’extrême droite qui exigent, avec une certaine logique il faut le reconnaître, l’application du principe de réciprocité.

Les Algériens ont prohibé la bible ? Interdisons le Coran. Ils ferment des églises ? Détruisons les mosquées. Ils expulsent des prêtres ? Renvoyons Dalil Boubekeur, le recteur de la Mosquée de Paris, à son douar d’origine. En dépit des apparences, « croix et croissant gammés » se rejoignent en fin de compte dans un même combat : celui de l’intolérance, de l’exclusion et de la haine.

Un signe d’espoir, « l’appel à la tolérance et aux respects des libertés », publié en mars dernier par un groupe d’intellectuels algériens, a recueilli plus de 2500 signatures. Dépassant leurs divergences, ils ont dénoncé les violations des libertés démocratiques, réaffirmé le droit de chacun de pratiquer le culte de son choix, ou de ne pas pratiquer, proclamant ainsi cette farouche volonté de vivre ensemble, dans le respect de chacun.

Des dizaines de personnalités maghrébines, françaises et européennes ont soutenu cette initiative. En attendant d’autres formes de lutte plus déterminées, mais toujours pacifiques, les regards sont braqués sur le tribunal de Tiaret, où se joue le sort d’une femme, coupable d’avoir prié sans l’autorisation des gardiens du temple. Quel que soit le verdict qui sera prononcé, Habiba K. est déjà un symbole de courage et de liberté.

Source : El Watan

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Reportage à propos de l’annulation de mariage

Posté par Endy le 31 mai 2008

http://www.dailymotion.com/video/x5m1mc

 

Voir également mon article : http://endymion.unblog.fr/2008/05/30

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Elle n’était pas vierge, son mariage a été annulé

Posté par Endy le 30 mai 2008

L’article, ci-dessous, du site d’Europe 1 est doublement remarquable :
D’une part, parce qu’il présente une décision de justice complètement corrompue (entendez par là : altérée, dénaturée).
D’autre part, parce que l’article lui-même, nous gratifie d’un ensemble de termes et tournures politiquement correct justifiant le jugement.

Une décision rarissime vient d’être rendue par le tribunal de grande instance de Lille : il a annulé un mariage entre deux jeunes musulmans. La raison : la mariée n’était pas vierge. Le mari estime avoir été trompé, la justice lui a donné raison.

Parce qu’elle n’était pas vierge, son mariage a été annulé. C’est le tribunal de grande instance de Lille qui vient de rendre cette décision. Rarissime. Quand ils se rencontrent, lui, est ingénieur, et a la trentaine. Elle, est étudiante. Tous deux sont de confession musulmane. Vraiment amoureux, ils décident de se marier. Mais le soir de la nuit de noces, le mari découvre que son épouse a menti : elle n’était pas vierge. Contrairement à ce qu’elle avait affirmé. Une tromperie, estime-t-il. Scandale dans la famille. Le mariage doit être annulé. Dès le lendemain, il entreprend toutes les démarches.

 

La justice lui a donné raison. La jeune femme a rapidement reconnu qu’elle n’était pas vierge. Les juges ont ainsi estimé que le mari avait bien été trompé sur la chasteté de son épouse, considérée en l’occurrence comme « une qualité essentielle« . Ils se sont référés à l’article 180 du code civil, qui permet d’annuler une union, lorsqu’il y a erreur sur une « qualité ». Article déjà retenu dans des précédents jugements. Comme par exemple lorsque l’époux découvre que son conjoint s’est prostitué ou qu’il a caché une maladie mentale.

 

Caroline Moisson pour Europe1

Tout d’abord, on nous présente des époux bien sous tout rapport, en ommettant de spécifier l’âge de la jeune fille qui aurait pu choquer. Car, si jamais on se mettait à douter de la chose, on prend la peine de spécifier qu’ils sont « vraiment amoureux ». Puis, on nous promet « un scandale dans la famille » ! Et là on atteint des sommets dans la connerie. Le scandale dans la famille du marié aurait pu être évité, il suffisait pour lui qu’il la boucle. Après tout, c’est une affaire de couple. Par contre, en portant l’affaire devant un tribunal, le « scandale » éclate au grand jour et qui va s’en prendre plein la tronche ? La jeune fille bien sur. Je trouve hallucinant que ni le tribunal ni la journaliste n’aient prété attention à ce « détail »…

Enfin, on nous jette en pature pour appuyer le fait que tout cela est légal, un article du Code Pénal sur l’annulation du mariage. Mais que vaut-il ? Pour Me Labbée, l’avocat du mari, la question de la religion n’est « pas essentielle » mais, « C’est la question d’une qualité qui a été dissimulée ». La chasteté est donc une qualité essentielle en France ? non, maître, la chasteté est une qualité essentielle pour le mariage musulman, c’est une qualité essentielle pour la charia pas pour la justice Française.
Une décision « rarissime » précise l’article. Oui, l’annulation est rare mais pour cette raison c’est la première fois.
Rappelons pour mémoire que l’annulation de mariage a été adoptée pour éviter le divorce, interdit chez les Catholiques. Or ici, la décision s’apparente plus à la répudiation. La charia vient donc d’entrer dans la justice Française.

Elle n'était pas vierge, son mariage a été annulé dans Auto-censure commentdirenon

L’AFP est beaucoup plus pragmatique :

La justice française a annulé un mariage au motif que l’épouse, de religion musulmane comme son mari, avait menti sur sa virginité, a-t-on appris aujourd’hui auprès de l’avocat du mari, Me Xavier Labbée.

 

L’union a été annulée « pour erreur sur les qualités essentielles du conjoint » par un jugement du tribunal de Lille (nord) rendu en avril. Alors que sa fiancée lui avait affirmé qu’elle était chaste, une valeur essentielle pour lui, l’homme avait découvert le soir de leurs noces, le 8 juillet 2006, qu’elle ne l’était pas.

L’avocat a justifié sa décision de recourir à une procédure d’annulation, qui revient à considérer que le mariage n’a jamais eu lieu, plutôt qu’à une procédure plus courante de divorce. « Le divorce sanctionne un manquement aux obligations issues du mariage (…) Ici, il y a un vice dès le départ », a-t-il expliqué.

Le tribunal a estimé que l’époux avait conclu cette union « sous l’empire d’une erreur objective » et qu’ »une telle erreur était déterminante dans son consentement », selon le jugement publié dans la revue juridique le « Recueil Dalloz ».

Source : AFP


Pour terminer cette triste histoire, voici la reproduction d’une déclaration pleine de bon sens
d’Elisabeth Badinter sur France Inter, . Appliquer ce même bon sens pour les apostats serait également un pas en avant. Mme Badinter insiste sur le sort réservé à la jeune fille après ce scandale. La justice aurait du la protéger et avec elle les jeunes filles musulmanes, plutôt que de s’abaisser à suivre le délire d’un homme blessé dans son orgueil de macho.

« Je suis ulcérée par la décision du tribunal d’accepter de juger ça parce que la sexualité des femmes est une affaire privée et libre en France, absolument libre », a déclaré Mme Badinter sur France Inter.


« Très inquiète » de ce jugement annulant un mariage « parce que la jeune femme n’est pas vierge et a menti sur sa virginité », Mme Badinter estime que « ça aboutit tout simplement à faire courir nombre de jeunes filles musulmanes dans les hôpitaux pour se faire refaire l’hymen. Et par conséquent au lieu pour un tribunal de défendre les femmes, de défendre ces jeunes femmes, au contraire il accentue la pression sur elles ».

 

 

« Et je vous dis franchement, je pense à cette malheureuse jeune fille, humiliée, publiquement humiliée, revenant dans sa famille, ce qu’elle a dû vivre a dû être épouvantable. J’ai honte que la justice française n’ait pas pris a coeur de défendre toutes ces jeunes filles« , a-t-elle conclu.

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Malaysie : Jugement d’une apostat

Posté par Endy le 30 mai 2008

Appeal against woman renouncing Islam in Malaysia

Le gouvernement malaisien conteste une décision de justice permettant à Tan Ean Huan de renoncer à l’islam et de revenir au bouddhisme.

Le porte-parole du Premier Ministre Ahmad Zahid Hamidi dit que le verdict du tribunal n’était pas définitif et qu’il y aura un recours devant la Haute Cour.

Il a noté que la décision du tribunal en faveur de la femme, Tan Ean Huan – de son nom musulman Tan Siti Fatma Abdallah – a été contesté par des groupes islamistes, y compris le groupe politique, Hizbut Tahrir.

Ces groupes ont soumis vendredi un mémorandum au gouvernement pour protester contre la décision du tribunal, a déclaré dimanche le New Straits Times.

En attendant cet appel, les groupes islamistes devraient respecter la décision de la cour a dit le porte-parole (!)

La femme, qui a embrassé l’islam pour pouvoir se marier à un iranien qui l’a quitté au bout de quelques mois, a dit qu’elle n’avait jamais vraiment pratiqué le culte musulman.

Rappelons que la phrase : La Ilaha Illalla Muhammedur Rasool Ullaha (Il n’y a pas d’autre Dieu qu’Allah et Mohammed est son prophète) suffit pour se convertir à l’islam.

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L’Ouzbékistan et la liberté religieuse

Posté par Endy le 29 mai 2008

« Les missionnaires chrétiens sont aussi dangereux que les terroristes ou les trafiquants de drogue »

Cette phrase de Jasur Najmiddinov, un théologien de l’Université Islamique d’Ouzbékistan, en dit long sur les musulmans Ouzbeks mais ne croyez pas que le gouvernement, même s’il est musulman lui aussi, soit plus tendre avec ses « ouailles » : des associations de défense des droits de l’homme accusent le gouvernement d’emprisonner des centaines de musulmans et de les traiter d’extrémistes simplement parce qu’ils pratiquent leur foi en dehors des lieux de culte dument approuvés par lui. Cette situation où le gouvernement s’en prend à la fois aux minorités religieuses et aux musulmans eux-mêmes n’est pas inédite et elle pend au nez de nombreux pays musulmans « laïques ». La loi Ouzbek interdit ainsi le prosélytisme, la publication de littérature religieuse non approuvée par ses soins et les groupes religieux non-déclarés.

La récente diffusion d’un « documentaire » réalisé par la télévision d’état a alerté les associations de défense des libertés religieuses. Intitulé « In the Clutches of Ignorance » (Dans l’Emprise des Ténèbres), il condamne des groupes tels que les Témoins de Jéhovah, l’Église chrétienne évangélique, et Blagodat (Grace) .
Le documentaire se basent sur les témoignages d’Ouzbek religieux « officiels », d’experts politiques, de fonctionnaires de l’Etat et de représentants des églises catholiques et orthodoxes en Ouzbékistan
. Tous critiquent les missionnaires.

Jasur Najmiddinov accusent les activités des missionnaires chrétiens, en particulier des groupes protestants, de devenir un « outil politique » . Dans une interview à Radio Free Europe, Najmiddinov a déclaré plus tard que les mouvements des missionnaires chrétiens sont une « menace cachée de la société ouzbèke» et que leurs activités sont « aussi dangereuses que les activités terroristes ou le commerce des drogues illicites. »

Le théologien ouzbek a ajouté: «Les activités des missionnaires ici peuvent conduire à des perturbations dans notre société. Si un membre d’une famille ouzbek – notre famille ou un membre de notre famille – change de religion, la famille ne pourrait pas le tolérer. »

Il a déclaré qu’un chrétien converti ouzbek, après avoir trahi sa foi islamique, pourraient facilement trahir son pays.

Les défenseurs de la liberté religieuse, comme le groupe Forum 18, notent qu’il y a eu une augmentation constante de la répression contre les communautés religieuses en Ouzbékistan, y compris des raids par la police sur des maisons privées, des détentions de croyants convertis, et des expulsions d’étrangers impliqués dans des activités religieuses.

Selon Forum 18, une jeune femme témoin de Jéhovah a été arrêté et agressé physiquement par un agent de la police après un raid sur une maison privée dans la ville de Samarkand, en Mars. Dans une autre descente de police à Samarkand le 3 avril, les forces de sécurité ont arrétées un convertit chrétien, Bobur Aslamov. Il est toujours manquant. Forum 18 dit aussi que plusieurs autres membres de l’église protestante ont été battus au cours de l’opération et que la police a saisi de la littérature chrétienne ainsi qu’un ordinateur portable.

L’islam, mais seulement l’islam du gouvernement

La défenseurs de la liberté religieuse qui critiquent le gouvernement ouzbek disent également que la communauté musulmane est plus étroitement contrôlé que tout autre groupe religieux dans le pays. Des centaines de musulmans ordinaires ouzbek seraient mis derrière les barreaux sans autre raison que la pratique de leur religion.

Obidkhon Nazarov Qori, un éminent imam ouzbek, accuse le gouvernement ouzbek de pression sur les musulmans pour aliéner de nombreux Ouzbeks de leur foi vieille de plusieurs siècles.

 » Le gouvernement ne laisse pas les musulmans tranquilles », dit Nazarov. « Les gens sont licenciés de leur travail ou expulsés des universités pour avoir simplement une barbe ou un foulard. Certaines personnes sont même envoyé en prison. Les gens ont peur de suivre la plupart des exigences de la foi islamique. Par exemple, les parents ne permettent pas à leurs enfants de prier ou d’aller à la mosquée, parce qu’ils ont peur du gouvernement. « 

Le gouvernement ouzbek affirme que les musulmans, les chrétiens et les adeptes de toutes les autres religions jouissent d’une complète liberté dans l’exercice de leur foi. Cependant, les critiques tels que Nazarov disent que le gouvernement contrôle toutes les activités religieuses – et que même les imams sont nommés par les autorités.

« C’est comme à l’époque soviétique», dit Nazarov. « En ce temps là, nous avions également des mosquées et des églises partout. Mais en réalité, tout fonctionnait sous le strict contrôle du gouvernement. »

Librement traduit du site de
Radio Free Europe

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Solidarité avec Gregorius Nekschot

Posté par Endy le 20 mai 2008

Solidarité Gregorius Nekschot

Après les fortes déclarations, la montée en puissance et la mort de Pim Fortuyn, après la mort de Théo Van Gogh, après l’exil forcé de la député Ayan Hirsi Ali lorsque l’ex-ministre Rita Verdonk eut tenté de la priver de sa nationalité, aprés l’affaire du « cochon-tirelire » de Fortis, aprés celle de Job Cohen, Maire d’Amsterdam, puis, enfin, aprés le film « Fitna » de Geert Wilders, les Pays-bas sont décidemment en pleine tourmente. Face à l’intolérance et au refus de la critique de la part des musulmans, leur modèle de tolérance a-t-il trouvé sa limite ? car une nouvelle affaire de caricatures vient de voir le jour et vous pourrez en juger, le société « multiculturelle » de « centre-gauche » n’y va pas avec le dos de la cuillère lorsqu’il s’agit d’arrêter un dangereux terroriste muni de crayons et d’ordinateur…

La police a arrêté, mardi 13 Mai, le caricaturiste connu sous le pseudonyme de Gregorius Nekschot (littéralement : une balle dans la nuque). Des recherches ont été conduites à son domicile et différentes choses confisquées. Le dessinateur a été libéré mercredi après un interrogatoire.
Cette arrestation fait suite à une enquête consécutive à une plainte déposée en 2005 par Abdul Jabber van de Ven, un Hollandais converti à l’islam.
Gregorius Nekschot publie sur internet, notamment sur son site. Son style va trop loin disent certains, alors que d’autres l’admirent. Theo Van Gogh, assassiné en 2004, était un de ses admirateurs et avait mis des œuvres du dessinateur sur son site.
Selon le procureur, certains des dessins sont insultants et discriminatoires.

Traduction par Bivouac ID d’un article de Parool (néerlandais) : http://parool.nl/nieuws/2008/MEI/16/ams1.html

Les conditions de l’interpellation du dessinateur ont choqué : huit policiers et deux salariés du ministère de la justice ont pénétré chez lui pour fouiller son appartement avant de l’emmener. Le 16 mai, cette affaire – une première depuis 1945 – a été évoquée à la Chambre des députés et a créé des tensions au sein du gouvernement de centre gauche.
Face à une opposition unanime et à un parti travailliste « inquiet », le ministre chrétien-démocrate de la justice, Ernst Hirsch Ballin, a nié toute atteinte à la liberté d’expression. Le lendemain, une caricature du quotidien Het Parool le montrait en taliban. « Au Danemark, les caricaturistes sont protégés ; ici, ils sont livrés à la vindicte », a déclaré Gregorius Nekschot. Le dessinateur affirme, désormais, redouter un attentat.
Des caricaturistes, souvent en désaccord avec les positions de leur confrère, lui ont apporté leur soutien, redoutant, comme l’a affirmé l’un d’eux, que l’action dont il a été l’objet soit « une autre tentative du gouvernement pour brider la liberté »

Le Monde : Un caricaturiste fait l’objet de poursuites

Il aura donc suffit d’une plainte déposée par un converti pour qu’un gouvernement européen se sente obligé de faire intervenir huit policiers et deux fonctionnaires de la Justice, pour que l’affaire aille jusqu’à la Chambre des Députés !
Drôle de société multiculturelle où les critiques et les opposants à l’islam s’attirent les foudres de la censure et de l’exil mais qui laisse des banques et des fonctionnaires se plier à la dhimmitude et qui regarde sans réagir se développer un radicalisme religieux qui ne peut que lui être fatal.

Utilisez le dessin ci-dessus « Solidarity with Gregorius Nekschot » pour exprimer votre solidarité avec les partisans de la liberté.

http://www.gregoriusnekschot.nl

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« L’islam, comme les autres religions, doit accepter la critique »

Posté par Endy le 20 mai 2008

A PROPOS DE Mme NASREEN ET DU JOURNAL 20 MINUTES :

Taslima Nasreen (ou Nasrin) est une écrivain née en 1962 dans une famille musulmane de Mymensingh, au Bangladesh. Elle a d’abord été gynécologue avant de se consacrer définitivement à l’écriture. Son premier roman, Lajja (La Honte), publié en 1994, lui a valu une condamnation à mort par une fatwa qui l’a obligée à quitter son pays.
Taslima Nasreen fait campagne pour l’émancipation des femmes et contre l’oppression des minorités non-islamiques dans les sociétés islamiques telles que son pays d’origine, le Bangladesh
Mme Nasreen a plus d’une fois évoqué le fait que
« Les médias occidentaux et les intellectuels font preuve de lâcheté concernant l’islam et ses dogmes », il n’y a rien de plus vrai et la preuve en est avec cette interview parue dans le journal gratuit « 20 Minutes ». Oh bien sur c’est une toute petite chose comparé au fait que Mme Nasrenn ait pu s’exprimer librement mais quand même, voici :
Le journal papier « 20 minutes » a d’abord titré en première page avec une phrase de l’interview que j’ai moi-même employé : « L’islam, comme les autres religions, doit accepter la critique ». Quelle ne fut pas ma surprise de constater que le site du journal avait changé le titre : « 
Si je ne peux pas rentrer en Inde, je vais mourir » avec pour sous-titre : L’exil, cette « torture mentale » Le tout, perdu dans les infos quotidiennes (puisque les infos sont ajoutées sur le site au fur et à mesure qu’elles arrivent)
Encore une fois, c’est une toute petite chose. Il n’empêche : c’est un recul.

INTERVIEW DE TALISMA NASREEN

Pourquoi les autorités indiennes ont-elles décidé de vous enfermer, vous, et pas les islamistes qui vous menaçaient ?

Le gouvernement indien ne veut pas perdre de voix, même quand elles viennent de criminels. Les autorités n’ont rien fait contre eux, mais contre moi. Pour les satisfaire, c’est moi qu’ils ont arrêtée et placée en résidence surveillée. Or, émettre une fatwa contre quelqu’un est illégal en Inde. Pire, à Hyderâbâd, en septembre 2007, j’ai été physiquement attaquée par des islamistes. Mais personne n’a été inquiété par la justice.

Pourtant, en 1994, lorsque vous avez dû quitter le Bangladesh, l’Inde vous avait défendue…

Je suis une écrivain laïque. Quand j’ai été attaquée au Bangladesh, en 1994, beaucoup d’écrivains, d’hommes politiques, de partis politiques indiens ont pris position en ma faveur. Mais en 2008, quand la même chose est arrivée en Inde, personne, ou très peu, ne m’a défendue. Parce qu’au­jourd’hui, en Inde, la défense des minorités semble supplanter la défense de la laïcité. Or, c’est une erreur, le fondamentalisme reste du fondamentalisme même s’il provient d’une minorité opprimée, comme celle des musulmans en Inde. L’Inde, qui se veut une grande démocratie, devrait défendre des voix comme la mienne. Pour moi, les droits de l’homme ne sont pas compatibles avec les religions. L’islam, comme les autres religions, doit accepter la critique. On me considère comme un écrivain anti-islam, mais ce n’est pas le cas, je critique toutes les religions. Sauf que, pour l’instant, on ne peut pas critiquer l’islam.

D’autant plus quand on est une femme, comme vous l’écrivez dans votre livre ?

Oui, je crois que si j’avais été un homme, je n’aurais pas été forcée de quitter le Bangladesh, puis l’Inde. Parce que traditionnellement, en Inde, au Bangladesh et dans le sous-continent en général, les femmes sont calmes et douces et ne prennent pas la parole. Le fait que je le fasse, cela dérange tout le monde : les islamistes bien sûr, mais aussi les athées dont certains sont très misogynes, ou même les communistes, qui, en Inde, sont très attachés au schéma patriarcal.

Comment, dans un tel environnement, avez-vous pu devenir féministe ?

J’ai été élevée dans un milieu peu religieux, mais très conservateur. Assez rapidement, je me suis interrogée sur les raisons pour lesquelles je n’étais pas autorisée à faire les mêmes choses que les hommes. Sans rien lire, sur la base de mon expérience, j’en ai conclu que les femmes n’étaient pas traitées comme des êtres humains à part entière. Et j’ai commencé à me battre contre cela, seule. Mais dès que j’ai commencé à écrire, j’ai reçu beaucoup de soutien. J’ai reçu autant d’amour de mes lecteurs que de haine de mes détracteurs.

Vous réussissez à écrire en ce moment ?

Non, je suis trop déprimée. En 1994 aussi, quand j’ai été expulsée du Bangladesh, je n’ai pas pu écrire pendant des mois. Le cauchemar recommence. Cela me tue. Si je ne peux pas rentrer en Inde, je vais mourir. Le Bangladesh, l’Inde sont mon oxygène.

Recueilli par Armelle Le Goff pour 20 Minutes, éditions du 20/05/2008

LA RELIGION AU BANGLADESH :

La religion officiel est bien sur l’islam et regroupe 83% de la population essentiellement des Sunnites, ce qui en fait le troisième plus grand pays musulman après l’Indonésie et le Pakistan. La société musulmane est divisée en trois « classes » :
(1.) L’ Ashraf (La plus haute), (2.) L’Ajlaf (moyenne) et (3.) L’ Arzal (La plus basse).
Economiquement, le PNB par tête est un des plus bas du monde : 440 dollars en 2005 (Inde 620 dollars, Chine 1 290, France 30 100). 36 % de la population vit avec moins de 1 euro par jour.

 

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Réciprocité : la tolérance religieuse en Algérie

Posté par Endy le 18 mai 2008

  • L’Algérie décide de financer la mosquée de Marseille (1 million d’euros).
  • L’Algérie envoie 29 imams pour les mosquées françaises.
  • L’Algérie fait tout cela avec la bénédiction du gouvernement français et de son C.C.M.

De cette tolérance, les Français en sont-ils remerciés par leurs compatriotes musulmans ?
Je n’ai encore rien vu sur ce sujet.
Et les autorités Algériennes, se montrent-elles, à leur tour, tolérantes ?
Voyons, la situation des Chrétiens en Algérie :

« le prêtre catholique Pierre Wallez, résidant en Algérie depuis de nombreuses années, a été condamné le 30 janvier dernier à un an de prison avec sursis par le tribunal de Maghnia (extrême ouest du pays). Il est accusé d’avoir animé en décembre 2007 un culte auprès de migrants chrétiens camerounais. Une action assimilée au prosélytisme.« 

Oui, si vous ne le savez pas encore, le prosélytisme religieux est interdit depuis Février 2006 en Algérie…
Cette loi prévoit « deux à cinq ans de prison ferme et une amende de 5 000 à 10 000 euros contre toute personne qui incite, contraint ou utilise des moyens de séduction visant à convertir un musulman à une autre religion« .

« Selon Mustapha Krim, président des Eglises protestantes en Algérie, la préfecture de Tizi-Ouzou, capitale de la grande Kabylie, a suspendu récemment deux Eglises (…). Ces fermetures s’ajoutent aux huit autres opérées dans l’ensemble du pays depuis le début de l’année« .

Ha.
On ferme aussi des églises…

« A Oran, le père Hugh Johnson, en retraite depuis 2006, vit toujours sous la menace d’une expulsion. Il attend la réponse au recours introduit devant le Conseil d’Etat.« 

A la retraite mais expulsable quand même…

«  Il n’est pas possible pour les prêtres français d’obtenir des visas pour l’Algérie, à l’image de l’évêque de Pontoise Mgr Riocreux qui s’est vu refusé une visite à la communauté catholique d’Algérie, en mars 2008« 

Chrétien, donc on ferme les portes… Pourtant, un évèque. C’est pas le premier évangéliste venu. Mais « non » c’est « non ». L’excuse évoquée ci-dessous à propos des évangéliques américains ne tient pas :
« 
Les dignitaires musulmans accusent les évangéliques américains de cibler tout le pays et de profiter des difficultés sociales des gens pour les convertir au christianisme à coup d’argent et de promesses.« 

Et le gouvernement ? Est-il plus tolérant ?

« Le ministre algérien des Affaires religieuses, Bouabdellah Ghlamallah : « J’assimile l’évangélisation au terrorisme. » a-t-il déclaré dans un entretien au journal « L’Expression » au début du mois de mars.« 

Le problème c’est que le terrorisme islamiste (et donc celui qui fait des morts en Algérie) il ne l’assimile pas au terrorisme. Car la volonté apparente de combattre ce fléau (par exemple, avec une collaboration avec les autorités Marocaines) ne se dédouble pas d’une condamnation des causes.

« Et de confirmer : « J’ai demandé aux imams de rappeler aux jeunes que les prêtres ne viennent pas en Algérie parce qu’ils l’aiment ou parce qu’ils aiment le christianisme, mais pour créer une minorité qui donnerait un prétexte pour les puissances étrangères en vue de s’ingérer dans nos affaires au nom de la protection des minorités« 

Là, c’est sùr, il parle en connaissance de cause. Notre bon vieux Ghlamallah vend la mêche sur ses véritables intentions concernant le financement de l’islam en France. Non ? C’est à si méprendre pourtant.

Evèque qui se voit refuser son visa, prêtres emprisonnés, fermeture d’églises pour cause d’intolérance, propos injurieux et diffamatoires, gouvernement proche de la théocratie... Voilà de quoi alimenter nos journaux, nos TV. Voilà de quoi faire bondir notre gouvernement. Voilà de quoi faire s’indigner les MRAP, LDH, LCR, CGT…
Non ?
Personne ?
La tolérance ne serait appliquable que dans notre pays ?

Réciprocité : la tolérance religieuse en Algérie dans Laicite contre Theocratie theocratie

Le 17 avril 2006, le quotidien L’Expression rapportait en ces termes les propos de Bouteflika lors d’une visite à Constantine: « Nous n’accepterons pas que nos enfants oublient leur religion pour le christianisme sous prétexte de démocratie. » Quelques mois plus tard, l’Algérie votait la loi sur la « Régulation des pratiques religieuse »

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Anjem Choudary : un musulman intégriste

Posté par Endy le 17 mai 2008

Merci à Bivouac-Id pour la traduction de cette vidéo.

Anjem Choudary est un « extrémiste » bien connu :
Connu pour avoir « condamné le Pape à la peine capitale », le sieur Choudary est « accessoirement » l’ancien leader d’Al-Muhajiroun, un groupe désormais interdit en Angleterre
, puis d’Al-Ghurabaa, également interdit (peut-etre après cette déclaration : « Quiconque nie que le terrorisme fait partie de l’islam est un mécréant » ou après le congrès « célébrant » le 11 Septembre ?).

C’est aussi lui qui a demandé aux musulmans britanniques de ne pas coopérer avec la police après les attentats de Londres. Ne cherchez pas d’infos sur lui dans les medias français, il est moins présentable que Tariq R.
Faute de mieux, les liens vous renvoie donc vers wikimerdia (et en anglais en plus) mais je tacherais de réparer ça.

Des propos comme ceux tenus sur cette vidéo, je ne les imagine pas sur une chaine française. Parce que les musulmans de France sont plus modérés. Et ils le sont parce que la loi et leurs intérêts du moment les y obligent. En effet, quelle autre différence y a-t-il entre l’Angleterre et la France qu’une loi plus permissive ? Y aurait-il une différence entre les radicaux musulmans anglais et ceux de notre pays ? D’ailleurs ce genre de propos, qui ont le mérite d’être directs, est rarement entendu ailleurs que dans des pays où règnent une « ultra-tolérance » (UK et Pays-bas). Une tolérance qui est mise à profit par des groupes de fous comme jamais on en a connus. Viendra peut-être un jour où un Hindou anglais réclamera la formation de castes. Mais sera-ce pire que les propos hitlériens du nazi Choudary ? Ces pays devront-ils alors se soumettre à l’ignoble exemple des lois liberticides françaises à la Gayssot ? Ce serait la pire des choses, et une réelle victoire pour les radicaux, que de s’assoir sur nos valeurs. En effet, leur credo n’est-il pas de « faire là où la charia vous dit de faire » ? (dixit Choudary)

http://www.dailymotion.com/video/x4z5ob

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Mourir pour Al-Qaïda

Posté par Endy le 16 mai 2008

Voici l’histoire d’un jeune homme musulman bien sous tout rapport. Elle ne diffère en rien de mille et un témoignages sur les sectes (en particulier la distortion entre « rêve » et réalité, et l’utilisation par un groupe, d’une âme révoltée ou fragilisée). J’ai décidé de l’inclure à ce blog destiné à la critique de l’islam et surtout aux réactions qui l’accompagnent, parce que ce témoignage est une nouvelle preuve que le coran contient ce qu’il faut pour produire des fanatiques de toutes sortes. La situation internationale, toujours présentée comme la responsable d’actes exceptionnels, n’est en fait qu’un détonateur utilisé par les groupes radicaux. Ce détonateur ne peut agir que sur des âmes déjà prêtes, sur une mentalité qui a déjà acceptée les grandes lignes du jihad. Ce détonateur peut s’appeler « guerre en Irak », « caricatures de Mahomet », « banlieues de grandes villes »… peu importe si la situation est réelle ou fantasmée, peu importe si elle n’est qu’un prétexte, l’important est que l’impérialisme musulman y trouve son compte au détriment de l’individualité, de l’humanisme élémentaire et de la réflexion.

Mourir pour Al-Qaïda dans Generalites kinder1

 

 

Cet article de Farid Alilat paru le 10 février 2008 dans le magazine hebdomadaire Jeune Afrique relate l’histoire de Zouheir, recruté par Al-Qaïda au Maghreb alors qu’il voulait se battre en Irak et qui finit par prendre la fuite. Le récit est un exemple du mode de recrutement d’Al-Qaïda au Maghreb et révèle que les djihadistes « semblent privilégier l’attentat suicide comme mode opératoire », ainsi que l’indique l’auteur. Extraits:

Zouheïr Abzar se met à fréquenter assidûment la mosquée

« Zouheïr Abzar, 26 ans, rêvait de partir en Irak pour y mourir en martyr. Au début de 2007, après six mois d’endoctrinement, il rejoint les maquis d’Al-Qaïda au Maghreb, en Kabylie (…)
Natif de Mohammedia, un quartier populaire à l’est d’Alger, Zouheïr est issu d’une famille aisée. Un père commerçant, une mère au foyer, sept frères et sœurs. Poli mais introverti, ce jeune homme sans histoire suivait une formation pour devenir électricien. Ses proches assurent que ce mordu de foot ne s’adonnait à aucun vice connu.Alors que la religion ne faisait pas partie de ses centres d’intérêt, Zouheïr se met brusquement à faire la prière au début de l’été 2006. Il fréquente assidûment la mosquée du coin, se lève aux aurores pour la prière de l’aube et ne rentre jamais à la maison avant d’accomplir celle du soir. Un regain de religiosité qui n’éveille guère les soupçons de son entourage. (…) »

Des vacances dans un camp d’entraînement djihadiste

« Juillet 2006. Zouheïr passe quelques jours de vacances dans la région de Zemmouri, à 60 kilomètres à l’est d’Alger, tenue pour l’un des fiefs des activistes de l’ex-GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat). (…)
Au cours de son séjour, qui dure une dizaine de jours, il fait connaissance avec un dénommé « Aïssa », 35 ans, qui n’est autre que le responsable du recrutement d’Al-Qaïda au Maghreb pour la zone est d’Alger. Aïssa prend Zouheïr sous son aile et lui recommande chaudement de se rendre à la mosquée de l’Apreval, dans le quartier de Kouba. Ce que l’apprenti kamikaze ne manquera pas de faire, sitôt les vacances terminées. »

Rencontre de Cheikh Amine, diplômé de théologie en Arabie Saoudite

« Dans ladite mosquée officie l’imam Amine Kerkouche, dit « Cheikh Amine ». Diplômé de théologie en Arabie saoudite, ancien élève de l’ex-numéro deux du Front islamique du salut (FIS, dissous) Ali Benhadj, l’imam est un redoutable tribun dont l’ascendant sur nombre de fidèles est certain. (…)
Avec Cheikh Amine, le rituel est immuable. La prière du soir expédiée, il organise des halaqat (cercles de discussion), exhorte ses auditeurs au djihad en délivrant des prêches dont les thèmes tournent invariablement autour de la guerre en Irak. (…)

« Zouheïr martèle son désir de partir en Irak pour y mourir en ‘martyr’  » Mais « pour prétendre mourir en martyr, ajoute-t-il, il est nécessaire de subir une préparation physique, morale et spirituelle dans les camps d’Al-Qaïda au Maghreb. »

« Galvanisé par les prêches de Cheikh Amine, Zouheïr martèle à l’envi son désir de partir en Irak pour y mourir en « martyr » comme son idole Abou Moussab al-Zarqaoui, ce chef d’Al-Qaïda abattu par l’armée américaine le 7 juin 2006. L’imam tempère ses ardeurs, le fait patienter. Mais un événement va bouleverser Zouheïr et le renforcer dans sa détermination: l’exécution de Saddam Hussein, le 30 décembre 2006. (…)
Il s’en remet une fois de plus à l’imam. ‘Je veux que l’on m’indique la route pour aller en Irak afin de venger Saddam.’ Peu de temps après cette énième demande, le prédicateur de Kouba le met en contact avec un homme censé recruter des volontaires pour l’Irak. Celui-ci explique à Zouheïr que le chemin de Bagdad est long et qu’il passe d’abord par les maquis de Kabylie. Pour prétendre mourir en martyr, ajoute-t-il, il est nécessaire de subir une préparation physique, morale et spirituelle dans les camps d’Al-Qaïda au Maghreb. »

Conditions: un passeport valide, garder le silence, détruire les photos et autres indices

« S’ensuivent une série de recommandations que les candidats sont priés de suivre. D’abord, ils doivent disposer d’un passeport en cours de validité. Ceux qui n’en possèdent pas sont invités à déposer un dossier auprès de leur daïra (sous-préfecture). Ensuite, ils doivent garder le silence absolu autour du projet et ne jamais en parler à quiconque, pas même à leur père ou à leur mère. Dernière consigne et non des moindres: les volontaires doivent détruire toutes leurs photos pour éviter de laisser une trace, un indice pouvant permettre aux services de sécurité de les identifier une fois que leur disparition aura été signalée. »

Téléphones et passeports sont confisqués

« Janvier 2007. Une semaine après avoir été contacté par l’agent recruteur, Zouheïr se rend à la gare routière de Kharrouba, non loin de l’aéroport d’Alger. De là, il est discrètement conduit, avec six autres recrues, dans la ville de Bordj Menaïel (à 40 kilomètres à l’est de Boumerdès, en Kabylie), puis dans les montagnes de la région. Dès l’arrivée des volontaires dans les maquis, téléphones et passeports sont confisqués et les communications avec la famille et les proches interdites. Isolés des émirs et des vétérans, répartis en petits groupes de cinq à six hommes et étroitement surveillés par un terroriste aguerri, ils passent leur temps à faire des exercices physiques, à creuser des tranchées, couper du bois, construire des casemates, puiser de l’eau, laver le linge et préparer à manger. Les journées sont rythmées par des prêches sur le djihad contre le pouvoir algérien, la guerre en Irak, en Afghanistan, le conflit israélo-palestinien… Là aussi, ces longues séances de prédication sont régulièrement accompagnées de vidéos d’attentats kamikazes perpétrés en Algérie, d’attaques contre les services de sécurité, ainsi que de faits d’armes de djihadistes irakiens. »

« Il prend surtout conscience qu’on le prépare à mourir en Algérie, lui, l’apprenti kamikaze qui rêvait de combattre en Irak »

« Une fois la période d’adaptation achevée, Zouheïr est initié aux founoune al-qital (‘les arts de la guerre’). Réunis autour d’un instructeur, lui et les nouveaux volontaires apprennent le maniement des armes, les techniques d’acheminement des explosifs et de pose de bombes, ainsi que les différentes ruses pour échapper aux opérations de ratissage. Toutefois, au fil des jours et des semaines, Zouheïr découvre la réalité des maquis algériens. Outre la peur, les privations, le froid, le manque d’hygiène, la promiscuité, la nourriture infecte (généralement des pâtes et du pain sec), le manque de sommeil, la traque, il prend surtout conscience qu’on le prépare à mourir en Algérie, lui, l’apprenti kamikaze qui rêvait de combattre en Irak.

Trois mois après s’être porté volontaire pour mourir à Bagdad, il prend la fuite à la faveur d’une ronde de surveillance, erre pendant plusieurs jours dans la montagne avant de regagner Alger. Peu de temps après son retour, il est arrêté par la police avant d’être incarcéré dans une prison de la capitale. »

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